12 Juin 2017

Centrafrique: L'envoyé de l'ONU appelle à un sursaut national pour résoudre la crise

Intervenant lundi devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, a estimé que l'heure était grave et a appelé les acteurs centrafricains à un sursaut national pour résoudre la crise.

La recherche d'une solution politique a été compromise par la dernière flambée de violence qui, le mois dernier, a embrasé certaines villes de l'est et du centre de la RCA et aggravé les souffrances de la population civile, a déploré M. Onanga-Anyanga, qui est également le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

« Un sursaut national est plus que jamais indispensable », a-t-il estimé en appelant à l'unité des Centrafricains.

M. Onanga-Anyanga a évoqué l'intensité des attaques, leur caractère prémédité ainsi que le ciblage des minorités ethniques qui rappellent les plus sombres moments de la crise en RCA. « Le fait nouveau, aussi troublant que révoltant, c'est l'agression systématique et acharnée contre les soldats de la paix », s'est-il alarmé.

Alors qu'un calme relatif règne à Bangui, les affrontements entre groupes armés ont continué de faire rage dans l'ensemble du pays, particulièrement dans les préfectures de la Haute-Kotto, du Mbomou, de la Ouaka, de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé, alimentés par la transhumance saisonnière et les opérations visant à prendre le contrôle de territoires riches en ressources.

A ce stade critique du processus en vue de l'instauration d'un état de droit dans une RCA paisible et réconciliée avec elle-même et vivant en harmonie avec ses voisins, il est indispensable que tous les acteurs nationaux et internationaux œuvrant à cet objectif parlent d'une seule et même voix, a déclaré le Représentant spécial. « Si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession », a-t-il mis en garde.

La longue liste des abus et violations du passé est malheureusement en train de s'allonger, a enchainé le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, pour qui le moment est venu de lancer un message sans équivoque à leurs auteurs, pour les avertir que leurs méfaits sont documentés et qu'ils devront rendre des comptes.

M. Gilmour a présenté au Conseil une version actualisée de son rapport sur la situation des droits de l'homme en RCA. Ce rapport concerne les violations des droits de l'homme commises entre 2003 et 2015. Il vient d'être publié conjointement par les représentants des Nations Unies à Bangui et les autorités centrafricaines, le 31 mai.

Il s'agit, a précisé M. Gilmour, d'appuyer l'engagement de la communauté internationale à lutter contre l'impunité en RCA et contribuer aux efforts qui tendent à empêcher la reprise du conflit.

Copyright © 2017 UN News Service. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.