14 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Question orale de l'Honorable Boris Mbuku - AN - Steve Mbikayi réplique !

C'est une réplique musclée. Le Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, Steve Mbikayi est revenu à l'Assemblée nationale pour répondre aux préoccupations soulevées par les honorables Députés lors du débat général autour de la question orale initiée par le Député National Mbuku Laka Boris.

Cette question était axée sur plusieurs contours dont le dossier relatif à la carte biométrique, l'attribution du marché de construction des auditoires, particulièrement de l'Amphithéâtre de l'ISC-Kinshasa, l'arrêté portant transfert de quelques corps académiques. Serein et précis, Steve Mbikayi a balayé d'un revers de la main toutes les questions soulevées par les élus nationaux lors du débat général. Ces éclaircissements, précis, lui ont valu une salve d'applaudissement du côté des Députés Nationaux qui ont fini par comprendre qu'il fallait une modernisation dans le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire.

Au sujet de l'arrêté, les députés ont souligné que le Ministre n'a pas respecté la procédure, surtout que le gouvernement Samy Badibanga n'avait pas le droit de signer des arrêtés. En réponse à cette préoccupation, le Ministre a déclaré haut et fort que la date de la signature de l'arrêté, le 3 avril 2017 n'était pas suspecte. Car, poursuit-il, la période de gestion des affaires courantes ne débute que le 7 avril 2017 suite à la démission du Premier Ministre et de son gouvernement, consécutive au discours du Chef de l'Etat devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le 5 avril 2017. Quant à l'information au Premier Ministre et au respect de son instruction en matière d'Arrêté, lors des travaux en Commission interministérielle du 02 avril 2017, les Membres du Gouvernement ont été autorisés à prendre des arrêtés de gestion sans implication financière sur le budget de l'Etat. C'est ainsi qu'à partir de cette date, plusieurs arrêtés ont été signés dans différents Ministères.

Donnant ces précisions, le Ministre a été frénétiquement applaudi par l'assistance dans la salle des congrès. S'agissant de la question de la carte biométrique multifonctionnelle, certains Députés ont affirmé que le Ministre était en quête d'argent. A cette accusation gratuite, le Ministre a plutôt répondu par des arguments solides. A en croire ses propos, il s'agit plutôt d'une idée innovante car, cette carte biométrique permettra d'améliorer la qualité de la formation en ouvrant à l'étudiant, même des milieux reculés, l'univers de la bibliothèque numérique grâce au serveur qui sera installé dans chaque établissement et dont la capacité prévue est d'environ 30 millions d'ouvrages (en anglais et en français) issus des grandes bibliothèques des universités américaines et européennes. Mettant ainsi fin à la vente décriée des syllabus et permettant aux étudiants d'avoir accès à des ouvrages les plus récents même sans Internet.

A en croire le Ministre, le système national de gestion intégré contribuera de façon significative à l'amélioration de la gouvernance académique et de la recherche scientifique, à la maîtrise des effectifs des étudiants et à leur mobilité ainsi qu'à la circulation des documents académiques sécurisés et fiables. Ceci donnera de la valeur aux diplômes congolais à l'étranger. En ce qui concerne la maîtrise des effectifs, le Ministre a expliqué en ces mots : « S'agissant de la maîtrise des effectifs, à peine une semaine du début de l'identification, on a constaté dans un établissement un écart de plus de 2.000 étudiants entre l'effectif et celui déclaré par le Comité de Gestion».

Quant aux cartes déjà délivrées par certains opérateurs dans quelques institutions-pilotes (UPN, INBTP) de la Ville de Kinshasa, il ne se pose aucun problème car leur durée n'est que d'une année académique. Tandis que la carte biométrique multifonctionnelle a une durée de cinq ans dont les données sont intégrées dans une base de données nationale.

«Je confirme par la même occasion que le coût de la carte est de 5$, conformément à l'Instruction Académique n°018. Tout étudiant ayant déjà payé les frais académiques a droit à sa carte et ne paie aucun frais supplémentaire», a-t-il poursuivi. Lors de sa conclusion, l'initiateur de la question orale avec débat a recommandé la création d'une commission d'enquête pour en savoir un peu plus sur le dossier de la carte biométrique et de l'arrêté. Réagissant à cette recommandation, le Patron de l'Enseignement Supérieur et Universitaire de la République Démocratique du Congo n'y trouve aucun inconvénient. Il y a lieu de rappeler qu'un grand nombre d'étudiants ont réagi après la plénière en demandant au Ministre Steve Mbikayi de poursuivre avec les réformes qu'il a initié depuis son arrivée à la tête de l'ESU.

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