15 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Assemblée élective de l'Aneco - Les Editeurs sans représentant au CSAC ?

Qu'adviendra-t-il au cas où le Bureau de l'Aneco présentait un Procès-verbal de carence ? Les instances supérieures vont-elles se saisir du dossier pour désigner un représentant de leur choix ? Ce sont là les questions qui sont restées sans suite au siège de l'Aneco.

En effet, le Comité de l'Association Nationale des Editeurs des Journaux de la RD. Congo n'a pas ouvert, comme prévu, les travaux de l'Assemblée élective, mercredi 14 juin 2017, en son siège sis avenue Mpozo n°1, au quartier Matonge, dans la commune de Kalamu. Le bureau qui s'est installé pour présider cette assemblée dans le but de désigner un représentant au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC), a été dans l'impossibilité et l'insécurité de diriger le débat. Une cacophonie sans précédent a pris le devant en lieu et place de l'essentiel, à savoir : élire un représentant au CSAC. Devant cette impossibilité de s'exprimer, Baylon Kalenga Nsona, Vice-président de l'Aneco, André Fwamba-Kiependa Nkumu, Secrétaire général ont disparu dans la nature, abandonnant les Editeurs dans leur contestation.

Ni ordre du jour, ni programme de l'Assemblée générale élective n'a pas été annoncé. Seule la liste de présences a mis tout le monde d'accord pour décliner son identité. A la base de cet imbroglio, le communiqué de l'Aneco portant désignation de son délégué au CSAC. Pour les uns, la lettre de la présidence de la République, datée du 6 juin 2017, invitant l'Aneco à procéder dans l'urgence à la désignation de son délégué au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication a été communiqué à la veille de la convocation de cette Assemblée, soit six jour après. Ceci est passé dans leur esprit comme un pamphlet bien concocté pour flouer les éditeurs des journaux. Selon eux, cette correspondance a été mise au frigo pour ne pas permettre aux éditeurs éligibles à apprêter les dossiers y afférents.

Les éditeurs candidats et électeurs, selon le communiqué de l'Aneco, devraient se conformer aux conditions suivantes. Pour les candidats, être en règle avec l'article 25 de la Loi Organique n°11/001/ du 10 janvier 2011 portant Composition, Attribution et fonctionnement du Conseil qui stipule que : Nul ne peut être membre du Conseil s'il ne remplit les conditions suivantes : Etre de nationalité congolaise ; Etre âgé de 30 ans au moins et 70 ans au plus ; Etre titulaire d'un diplôme de Licence au moins ou d'un diplôme jugé équivalent et justifié d'une expérience professionnelle d'au moins dix ans dans un domaine pouvant présenter un intérêt pour le Conseil et, enfin, produire un extrait de casier judicaire vierge, une attestation de bonne conduite, vie et mœurs en cours de validité et un certificat de nationalité. Certains ont fait valoir leur incarcération comme un droit au chapitre.

Les autres éditeurs tenaient à ce que la désignation du délégué au CSAC se fasse comme prévue. Cette ambiance on ne peut plus irresponsable n'a pas facilité la compréhension des uns et des autres. Le bureau qui a tenté de faire entendre sa voix n'a pas eu la moindre occasion à cause d'une confusion qui s'est installée. Mais, le Secrétaire général, épuisé pour avoir essayé de calmer les esprits est arrivé quand même à présenter l'accusé de réception qui date du 12 juin, contrairement aux rumeurs et autres affirmations gratuites.

Comme il fallait s'y attendre, la mésentente ne paye jamais. Le bureau s'est retiré pour ne plus revenir dans la salle de réunion. La responsabilité n'a pas prévalue aux émotions, la balle est dans le camp des instances supérieures au vu du caractère urgent de cet appel de la Présidence.

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