17 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Sindika Dokolo, combattant aux côtés de M. Katumbi

Entre Moise Katumbi, candidat à la présidentielle 2017, et Sindika Dokolo, citoyen congolais basé en Angola, il y a désormais une synergie qui se met en place. Au départ, les deux partagent une passion commune : les affaires. Mais, ils ont aussi un point commun qui le rapproche, c'est le souci de voir la République démocratique du Congo, retrouver sa grandeur dans le concert des nations.

Depuis le drame du Kasaï qui a déversé en Angola un nombre important des réfugiés congolais, Sindika Dokolo n'a plus sa langue dans la poche. Il ne rate plus une occasion de clamer haut tout le malheur qui s'abat sur son pays d'origine. Comme Moïse Katumbi, qui de son exil continue à plaider la cause de la RDC, Sindika Dokolo s'est inscrit dans le même schéma depuis Luanda. C'est un combattant qui est bien disposé à œuvrer aux côtés de Moïse Katumbi pour le triomphe d'une cause : le développement de la RDC.

Depuis le drame du Kasaï qui a déversé en Angola un lot important de réfugiés de la République démocratique du Congo, Sindika Dokolo, homme d'affaires et grand collectionneur d'art, multiplie à partir de sa résidence de Luanda, capitale de l'Angola, des déclarations pour éveiller le monde sur le désastre congolais. A ce jour, ce sont des milliers de Congolais qui ont franchi la frontière angolaise pour fuir les exactions commises par des affrontements qui continuent à opposer dans le Grand Kasaï les forces loyalistes aux miliciens du grand chef Kamuina Nsapu. Proche du Kasaï, l'Angola est le pays qui vit au quotidien les conséquences de ce drame humanitaire.

En Angola, l'un de ses plus proches voisins de la RDC qui abrite une forte communauté congolaise, des voix s'élèvent pour dénoncer et condamner les pires sévices imposés au peuple du Kasaï. A Luanda, Sindika Diokolo est compté parmi ses voix les plus audibles. Sur la toile, l'homme est très actif depuis un temps.

Ses tweets sont pratiquement virulents vis-à-vis du pouvoir. Il n'affiche aucune ambition politique. Il ne prétend pas non plus à un quelconque dividende politique. Mais, comme d'autres Congolais de la diaspora, Sindika Dokolo se présente comme un révolté qui ne peut plus supporter les graves souffrances imposées à ses compatriotes. De père congolais et de mère danoise, Sindika Dikolo est originaire du Kongo central. A Luanda où il réside à côté de sa femme, Isabel dos Santos, fille du président José Eduardo dos Santos, Sindika Dokolo ne cache pas ses racines congolaises. Il en est fier d'ailleurs. Même si, à Kinshasa, l'on ne cesse de monter de faux procès en justice afin de le décourager, comme on l'a fait avec Moïse Katumbi. La vérité est têtue, elle finit toujours par triompher.

S'agissant du président du TP Mazembe, tous les membres de la MP qui l'avaient plébiscité meilleur gouverneur en son temps ont tout de suite perdu leur mémoire. Depuis, ils ont embouché un discours de dénigrement du gouverneur réputé modèle pour ses collègues à l'époque. Vital Kamerhe, alors président de l'Assemblée nationale n'avait recommandé aux gouverneurs de province d'aller prendre des leçons de gestion au Katanga ? Qu'importe ! On n'efface pas l'histoire tant qu'elle reste marquée d'empreintes indélébiles ! Moïse Katumbi a marqué en lettres d'or son passage à la tête du Katanga au point qu'il serait vain aujourd'hui de s'évertuer à ne pas le reconnaître. Le peuple congolais n'est pas dupe.

Le péché de Sindika et de tous ceux qui ont des problèmes avec la majorité au pouvoir, notamment l'Udps, le G7, la Dynamique, bref, le Rassemblement de l'Opposition, c'est de revendiquer l'instauration de la démocratie, le respect de la Constitution et l'avènement de l'alternance à l'issue des échéances prochaines. Lesquelles, par la faute de la MP, tendent à être renvoyées aux calendes grecques.

Engagé pour la cause de la RDC

Invité de BBC/Afrique, Sindika Dokolo n'est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger la volonté du pouvoir de mettre la RDC à feu et à sang pour, dit-il, « maintenir le président de la République au pouvoir, quitte à créer des situations d'instabilité qui vont commencer à se généraliser sur l'ensemble du territoire et dont chacune d'entre elles va servir à la stratégie du président pour arriver à évoquer un cas de force majeure ou à repousser les élections aux calendes grecques, je ne vois pas bien ce qu'on peut attendre d'un dialogue ou d'un débat avec une personne qui est prête à trahir ses engagements et notamment le serment qu'il a fait devant la nation d'être garant de la Constitution ».

La RDC est en danger. Et l'Afrique toute entière doit se mobiliser pour sauver ce géant au pied d'argile qui s'affaisse au jour le jour. Sur la ligne de front, il se porte déjà volontaire. Proche de Moise Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Sindika Dokolo ne méconnait pas leur amitié. « Les deux partagent un idéal commun, c'est le bonheur de la RDC Le drame du Kasaï a servi à cimenter davantage leur combat Maintenant, ils regardent dans la même direction, c'est-à-dire la libération du Congo pour mettre en place les bases de son développement », a commenté l'un de ses proches préférant garder l'anonymat.

Quant aux élections, maintes fois promises par le pouvoir en place à Kinshasa, Sindika Dokolo n'y croit presque pas. « On voit déjà que ces élections n'auront pas lieu et j'imagine que l'opposition a absolument besoin de se renforcer à la veille de ce grand face-à-face qui déterminera si on va retourner vers les acquis de la 3ème République, c'est-à-dire la démocratie au Congo ou si on va rentrer rapidement à la période la plus sombre de la République du mobutisme avec un nouveau concept du Kabilisme de chef à vie et de parti-unique », a-t-il déclaré, répondant à une question de BBC/Afrique.

Sa crainte est que la RDC ne bascule dans le monopartisme. Héritier d'une famille bourgeoise de la RDC, alors Zaïre, Sindika Dokolo a vécu à côté de son pays, feu Dokolo Sanu, les affres de la dictature. Il redoute que les Congolais, 20 ans après la chute du mobutisme, ne retombe dans les mêmes travers. D'où, son combat pour que la RDC retrouve son honneur et fonde don développement sur des bases démocratiques.

Regard tourné vers l'avenir

Loin de la sphère politique et sans coloration politique, Sindika Dokolo impose chaque jour qui passe sa marque. Il ne se gêne de s'afficher à côté de Moise Katumbi, avec qui il partage la même vision. « Toujours un plaisir d'échanger avec Moïse Katumbi. Vision et projet de société très pertinents », a écrit Sindika Dokolo dans un tweet après des échanges avec le candidat à l'élection présidentielle prochaine. Ce dernier n'a pas tardé à réagir sur twitter : « Un plaisir partagé! Unis et déterminés, notre lutte pour la démocratie en RDC vaincra ».

Porte-parole désigné de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu n'est pas resté en marge. Utilisant le même canal, il a fait remarquer que : « la parole libérée de Sindika Dokolo donne un puissant cri d'indignation qui fait souffler un vent nouveau en RDC ! », avant de préciser que « la connaissance et la pratique des vertus cardinales que ces deux hommes (Ndlr : Sindika et Katumbi) ont en partage sont le meilleur gage pour la renaissance du Congo ».

C'est dire qu'au moment Moïse Katumbi recompose son état-major, il peut compter sur des soutiens de taille qui, à l'instar de Sindika Dokolo, partagent son combat et sa vision.

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