17 Juin 2017

Afrique: L'ONU appelle à prévenir la désertification pour bâtir un avenir durable

A l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse qui est célébrée chaque année le 17 juin, des responsables des Nations Unies ont appelé samedi à agir à l'échelle mondiale afin de prévenir la désertification et bâtir un avenir durable.

« En ce jour, nous devons prendre conscience que la désertification est un phénomène mondial qui constitue une menace pour tous les habitants de la planète, et nous devons commencer à agir à l'échelle mondiale afin de bâtir un avenir durable et stable pour tous », a déclaré la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, dans un message.

Cette année, le Secrétariat de la Convention des Nations Unies de la lutte contre la désertification appelle à mettre l'accent sur la viabilité des terres et des conditions de vie dans les communautés rurales pour les jeunes.

« Grâce à de bons investissements dans l'exploitation des terres, les infrastructures rurales et le développement des compétences, l'avenir peut être prometteur », a déclaré la Secrétaire exécutive de la Convention, Monique Barbut, dans un message.

« Nous devons envoyer un message clair selon lequel, si les terres sont bien gérées, elles peuvent fournir non seulement assez pour survivre mais aussi un lieu où les individus et les communautés peuvent construire un avenir », a-t-elle ajouté.

D'ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d'être déplacées à cause de la désertification et l'on s'attend à ce que 60 millions de personnes quittent l'Afrique subsaharienne pour gagner l'Afrique du Nord et l'Europe.

Les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. Les populations rurales, qui s'appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l'agriculture et sur les ressources naturelles, seront fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d'éducation, le manque d'investissements, l'éloignement et l'isolement, a souligné la chef de l'UNESCO.

Selon elle, il faut contrer ces tendances en agissant à deux niveaux. « Tout d'abord, nous devons gérer correctement les terres, car cela est essentiel pour prévenir leur désertification et maintenir leur productivité », a-t-elle souligné.

Selon elle, la réserve de biosphère de l'UNESCO des Bardenas Reales, en Espagne, montre que la gestion éclairée des terres arides, basée sur l'alternance entre l'utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permet non seulement de freiner la désertification mais aussi d'inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

« Deuxièmement, nous devons renforcer la résilience des populations vulnérables en appuyant les moyens de subsistance alternatifs pour rompre le cercle vicieux de la désertification et de ses conséquences socioéconomiques qui entraînent souvent des migrations », a-t-elle ajouté.

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