17 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Présidentielle 2017 - Le Rassemblement/Limete recadre Moise Katumbi

Candidat à la présidentielle 2017, l'ex-gouverneur de la province du Katanga et candidat déclaré à la présidentielle de fin 2017 se verrait bien porté dans son ambition par ses pairs du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

Membre de la plate-forme pour laquelle il s'est battu afin de lui donner corps en finançant notamment certaines de ses activités, Moïse Katumbi s'est accordé le droit légitime d'en faire une plate-forme électorale destinée à soutenir sa candidature à la présidentielle. L'idée, quoique géniale eu égard à la force politique que représente ce regroupement politique, ne fait décidément pas l'unanimité. Écartelé entre deux tendances pour le moins concurrentes, une aile du Rassemblement, en l'occurrence le Rassop/Limete est encore en phase avec l'ex-gouverneur du Katanga que certaines langues présentent, à tort ou à raison, comme son autorité morale.

« Il n'en est rien », martèle un membre du Comité de sages du Rassemblement. S'expliquant à ce sujet au lendemain du point de presse de Moïse Katumbi à Paris, cette source proche du Rassemblement rappelle que cette structure politique est une coalition des personnalités diverses et des partis politiques. Certains, a-t-il déclaré, sont dans l'opposition depuis des dizaines d'années et partagent leur idéal politique avec des plus jeunes. Ce serait, a-t-il ajouté, faire injure à leur lutte en transformant le Rassemblement en une plate-forme électorale livrée à la merci d'un candidat président de la République.

Et d'ailleurs, a-t-elle précisé, le Rassemblement n'a pas vocation à être une plate-forme électorale. Dans le cas d'espèce, seul le G7 s'est prononcé en faveur de la candidature de Moïse Katumbi tandis que les sept autres plates-formes affiliées ne sont pas prêtes à embrailler sur ce registre. Pour ce cadre du Rassemblement qui a requis l'anonymat, la priorité pour l'heure consiste à obtenir l'alternance politique et surtout à participer aux prochaines joutes électorales, quitte à réfléchir le moment venu sur la candidature à piloter à la présidentielle.

Par le passé, d'autres cadres du Rassemblement avaient déjà fustigé l'intention de certains membres de prendre en otage ce regroupement des plates-formes de l'opposition et de vouloir le transformer en une structure électorale en mettant en avant leurs propres ambitions électorales pour se servir de la plate-forme comme une passerelle. « Nul ne peut prendre en otage le Rassemblement pour le détourner de son mandat collectif de défense de l'intégrité de la Constitution de notre pays. Nul ne peut transformer le Rassemblement, notre œuvre commune, en plate-forme électorale au service de son ambition », avait en son temps déclaré l'initiateur du parti Congo na biso (CNB), Freddy Matungulu.

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