17 Juin 2017

Sénégal: Correction de l'épreuve anticipée de philosophie - La Ceep boude, l'office du bac s'entête

A l'occasion de la réunion d'orientation convoquée hier, vendredi 16 juin 2017, par le directeur de l'Office du Baccalauréat, la Coordination des Enseignants et Examinateurs de Philosophie (Ceep) a tenu une assemblée générale à la Faculté de Lettres de l'UCAD pour réaffirmer son refus catégorique de corriger les épreuves en Philosophie dont les fuites sont avérées. La Ceep considère comme étant une «mascarade» toute tentative de correction organisée par l'Office du Bac qui fait toujours la sourde oreille.

Accompagnée par le Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems) et le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss), la Coordination des enseignants et examinateurs en Philosophie ne compte pas s'arrêter sur la dénonciation des fuites avérées des épreuves de Philosophie du baccalauréat 2017.

Face à l'inertie des autorités sur les preuves probantes qu'ils ont présentées, les examinateurs en Philo ont envahi hier, vendredi 16 juin, l'Office du Baccalauréat pour fustiger la démarche engagée par les autorités pour la correction des épreuves. Les camarades d'Abdoulaye Sow, coordinateur de la Ceep, se disent outrés par la décision grave du gouvernement consistant à remplacer les enseignants du supérieur, habituellement désignés présidents du jury, par des collègues du secondaire.

«L'Office du Bac est en train de cautionner quelque chose qui peut jeter un discrédit sur l'ensemble du système éducatif. Notre système est en train de s'affaisser. Nous continuons à ruer dans les brancards et dénoncer la politique de l'autruche», regrette Germain Lindor. Professeur de philosophie au lycée Seydina Issa Roukhou Layi des Parcelles Assainies, Germain estime «qu'il n'était pas opportun de continuer le dialogue si une clarification n'était pas apportée sur cette fuite qui est avérée. Je pèse mes mots ».

« A quand les résultats de l'enquête. On ne sait pas. Les résultats du Bac risquent de sortir, avant même que l'enquête ne soit bouclée », s'interroge Germain Lindor.

Sur un ton mélancolique, Germain Lindor soutient que «notre système connait beaucoup de difficultés. Le mal s'est installé un peu partout. Le ver est dans le fruit. Il faut arrêter cette dérive-là ».

Sur le même ton, la Ceep, de concert avec les syndicats d'enseignants, notamment le Saemss et le Cusems, demande à tous les professeurs de philosophie de cesser toute collaboration avec l'Office du Bac jusqu'à ce que des gages soient donnés.

Hier, à l'occasion de la réunion d'orientation qui s'est déroulée à l'Office du Bac, la Ceep a montré sa détermination d'une reprise des épreuves au nom de l'équité.« Nous estimons que nous n'avons pas à opposer une résistance physique à quel que collègue que ce soit qui prend la responsabilité d'aller corriger ses copies», souligne Germain Lindor.

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