19 Juin 2017

Congo-Kinshasa: Atrocités du Kasaï - Washington tape du poing sur la table

Les événements du Grand Kasaï préoccupent largement le gouvernement américain. Son ambassadrice aux Nations unies est dépitée par l'attitude passive de l'Onu. Elle entend voir les Nations unies mettre tout en œuvre pour arrêter les atrocités dans cette partie du pays.

A ce jour, des milliers de personnes, tant civiles que militaires, ont été victimes des tensions qui opposent les forces loyalistes aux miliciens du grand chef Kamuina Nsapu.

A l'instar de l'Union européenne qui a pris à bras le corps le dossier de la République démocratique du Congo en multipliant des sanctions contre certains dirigeants politiques congolais, les Etats-Unis sont prêts à lui emboiter le pas. Entre l'administration Trump et les Nations unies, il y a une synergie qui se met en place pour apporter une solution définitive à la crise congolaise. Les atrocités qui continuent à se commettre dans le Grand Kasaï ont éveillé l'attention du gouvernement américain. Désormais, Washington veut voir les Nations unies passer à l'acte en lieu et place de belles promesses passives.

L'ambassadrice des Etats Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley, a tout récemment appelé les Nations unies à passer le plus rapidement à l'action en vue de mettre fin aux atrocités en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié hier à New York, au siège des Nations unies, Nikki Haley a fait remarquer que les Etats-Unis ont récemment été informés de nouveaux rapports du gouvernement congolais engagés dans de graves violations des droits de l'homme dans la province du Kasaï.

Selon ce communiqué, dont des copies ont circulé dans la presse, le dernier rapport accuse spécifiquement l'armée congolaise de s'engager activement dans des violations accrues des droits de l'homme, y compris des exécutions sommaires de femmes et d'enfants et des viols de masse. Pour Nikki Haley, ces allégations doivent faire l'objet d'une enquête pour que leurs commanditaires répondent de leurs actes devant la justice internationale. La représentante des Etats-Unis aux Nations unies pense qu'il est temps pour le Conseil des droits de l'homme de prendre des mesures décisives et de lancer une enquête indépendante sur les violations et violations des droits de l'homme en RDC, conclut-elle.

« Michael Sharp et Zaïda Catalan, décédés tragiquement, méritent que justice soit faite, de même que leurs familles. Nous devons, pour leur mémoire, mettre fin aux abus contre les droits de l'homme commis par des groupes armés et par le gouvernement de la RDC envers le peuple congolais. Nous espérons que d'autres nations nous suivront pour soutenir une enquête dans le cadre de l'ONU et notamment une commission d'enquête menée par le Conseil des droits de l'homme sur ces actes horribles», avait déclaré Mme l'ambassadrice Haley lors d'une intervention au Comité des droits de l'homme qui siégeait à Genève en Suisse.

Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, les Etats-Unis ne lâchent pas la pression sur la RDC. Depuis Washington, l'administration Trump suit de près la situation de crise qui menace non seulement la survie de la RDC en tant qu'Etat mais surtout la stabilité de la région des Grands Lacs. Les Etats-Unis craignent que l'enlisement de la crise congolaise n'embrase toute cette région fragile des Grands Lacs.

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