19 Juin 2017

Sénégal: trois questions a... ...fatou sagna sow referente du mouvement la republique en marche au senegal - «l'idee, c'est d'avoir un partenariat gagnant-gagnant entre la france et le senegal»

Quelle va être la politique africaine d'Emmanuel Macron, plus particulièrement pour le Sénégal ?

L'approche du président Macron, va être différente de ce qu'on a connu pendant longtemps, la France-Afrique, pour ne parler que du partenariat France Afrique parce qu'il a d'autres idées pour ce qui est de sa politique étrangère européenne et autre africaine.

Sur les relations de la France et le continent africain, il souhaite vraiment revenir sur des bases beaucoup plus saines et réalistes. Parce que le continent africain est un continent où on a un taux de croissance régulier. C'est un potentiel énorme par rapport à d'autres parties du monde où on voit qu'il n'y a plus de croissance, ça s'essouffle un peu. C'est la problématique qu'on a connue en Europe ces dernières années. Il veut regarder l'Afrique comme un partenaire fort et qui va continuer à se fortifier au fur des années qui vont venir et qui a un potentiel formidable, tant en termes de richesses, en termes démographique, en termes de qualités intellectuelles des personnes qui y vivent.

Le Sénégal est en pointe, pour moi, sur le continent parce que c'est un pays où la démocratie est exemplaire. Tout n'est pas parfait, mais c'est un pays où on peut parler d'Etat de droit, avec quelques exceptions près et où les choses vont partir sur un partenariat saint. L'idée, c'est d'avoir un partenariat gagnant-gagnant entre la France et le Sénégal et, au delà même de la France, l'Europe. Parce qu'Emmanuel Macron est un européen convaincu. Il souhaite que l'Europe, dans son ensemble, ait une relation beaucoup plus saine et d'égale à égale avec le continent africain dans son ensemble. Ça, c'est une vision que je trouve originale parce qu'il y a énormément de passerelles à faire entre les différents pays européens et le continent africain. Il veut un partenariat gagnant-gagnant où on se considère plus comme un partenaire, et non comme une ancienne colonie et où le Sénégal et l'Afrique, dans son ensemble, doit prendre toute sa place. Il l'a plusieurs fois dit, l'Afrique sera une priorité dans son quinquennat.

Est-ce qu'on peut s'attendre à une touche Macron pour le règlement de cette question du terrorisme en Afrique ?

Oui, on l'a déjà vu avec l'interventionnisme déjà sous François Hollande et ça a été salué lors de son passage au Mali, au lendemain de sa victoire. Oui, on va poursuivre et la question de la sécurité, que ce soit en Europe ou à l'étranger, est essentielle. Notamment, face au terrorisme parce qu'il y a des terreaux qu'il ne faut pas laisser. Parce que ça aura un impact dans le reste du monde.

Pensez-vous que le président Macron pourrait faire mieux que son homologue sénégalais Macky Sall, qui a réussi à garder pendant plus de 5 ans son alliance avec certains partis de la mouvance présidentielle surtout suite à la tension notée avec le Modem de Bayrou ?

François Bayrou est un homme politique d'expérience qui, effectivement, a apporté énormément dans la campagne présidentielle au candidat Macron. On l'a vu tout de suite dans les sondages. Ça se concrétise par une confiance mutuelle, par un ministère régalien confié à ce grand Monsieur qui est François Bayrou, et par un certain nombre de circonscriptions qui ont été dévolues au Modem, dont la nôtre.

Maintenant, en politique, il y a toujours des phrases, des agissements qui peuvent être malheureux et qu'on regrette. Notamment quand on se permet certains propos, certains comportements vis-à-vis de la presse, c'est toujours regrettable. Donc, je pense qu'il faut mettre ça dans le registre de l'erreur humaine. A coté de ça, François Bayrou est quelqu'un qui porte cette réforme sur la moralisation de la vie publique. C'est ça qu'il faut retenir du partenariat entre Emmanuel Macron et François Bayrou. Là-dessus, les deux hommes sont en parfait accord. C'est la première loi qui sera votée par la majorité que nous espérons très large au niveau du parlement. Donc, c'est un partenariat qui me semble solide. Je pense qu'il n'y a aucune raison qu'il soit remis en cause par ces quelques erreurs symboliques. Concentrons-nous sur l'essentiel.

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