21 Juin 2017

Centrafrique: Crise dans le pays - L'espoir qui vient de Rome

Photo: UNHCR/B. Sokol
Des réfugiés en provenance de République centrafricaine sur les rives de la rivière Oubangui en République démocratique du Congo.

Gouvernement et rebelles se sont accordés lundi pour un cessez-le-feu immédiat

Les pourparlers de paix sur la crise centrafricaine ouverts le 15 juin dernier à Rome se sont achevés lundi dernier sur une note d'espoir. Représentants du gouvernement, émissaires de quatorze groupes rebelles centrafricains et représentant de l'Organisation des Nations unies (ONU) présents dans la capitale italienne sont parvenus à la signature d'un cessez-le-feu. A l'exception du groupe armé dénommé les «3R» («Retour, Réclamation et Réhabilitation») qui n'a pas été du voyage, pour des raisons logistiques, dit-on.

Les représentants du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam qui se sont montrés intransigeants sur la question de l'amnistie et la prise en charge des ex-Séléka tout au long des assises, ont fini par se résoudre à signer l'accord. Placées sous l'égide de la communauté catholique Sant'Egidio, ces discussions ont abouti à l'adoption d'un document commun intitulé «Entente de Sant'Egidio». Par cet accord, les différentes parties s'engagent à «la mise en place immédiate d'un cessez-le-feu sur tout le territoire national».

Par cet acte, les participants se sont engagés «à la réouverture du territoire national à la libre circulation des personnes et des biens, avec la levée des barrières illégales comme conséquence immédiate du cessez-le-feu», précise le texte. Ce texte de 16 pages, fruit de longs mois de négociations entamées en novembre 2016, prévoit une «insertion après sélection de membres des mouvements politico-militaires dans l'armée» et des appuis au profit de ceux des combattants qui veulent retourner à la vie civile.

Les quatorze groupes armés présents à ces échanges ont pris la résolution de reconnaître les autorités centrafricaines «légitimes» et de désarmer dans les prochains mois. Même si aucun calendrier n'a été arrêté. Mais, une fois désarmés, les anciens combattants auront le choix entre se transformer en forces vives de la nation ou en partis politiques.

Pour sa part, le gouvernement a l'obligation de créer des conditions favorables à une meilleure insertion des groupes militaires à différents niveaux de la vie politique, économique et sociale. Un comité de suivi (Etat, groupes armés et communauté internationale) se chargera de veiller à l'application de l'«Entente de Sant'Egidio».

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