21 Juin 2017

Cameroun: Musique - Retour aux sources

Le nouveau label Wood Time Records qui promeut les trésors du patrimoine national a été présenté à la presse le 15 juin dernier à Yaoundé

Méthode inhabituelle pour présenter son nouveau label. Une conférence de presse intellectuelle nourrie d'échanges et de débats sous la modération de François Bingono Bingono, anthropologue, avec parfois des dessous révélateurs autour de la musique, a permis de comprendre l'essence du concept Wood Time Records. Le 15 juin dernier au Centre culturel camerounais (CCC) à Yaoundé, ce projet s'est dévoilé au monde. Une satisfaction après deux ans de recherches, d'interrogations, de batailles d'idées mais aussi de voyages dans les coins reculés du Cameroun pour trouver ce son unique, cette souche ultime qui fera rentrer la musique locale dans une autre dimension.

Les hommes derrière Wood Time Records, entre autres (tant ils sont nombreux) Armand Engoubou, le directeur général, Steve Ndzana, Pierre Gnao Ngomane ou encore Emmanuel Noubomo plus connu sous le nom de Kayou Roots le saxophoniste, ont exposé leur vision tout aussi traditionnelle que contemporaine de la musique. Le but premier de Wood Time Records c'est de valoriser et vulgariser la culture camerounaise dans sa pureté, tout en travaillant à mettre en œuvre une véritable industrie culturelle. Et pour éclairer les sentiers de leur quête, ces messieurs ont convié à leur table le Pr. Jean Tabi Manga, linguiste et le Pr. Hubert Mono Ndjana, philosophe autour du thème : « Wood Time Records, de l'authenticité à l'émergence, enjeux d'une contribution musicale au développement ». Tous les deux ont convenu de l'importance d'un arrimage de la musique telle que pratiquée par nos ancêtres à travers des outils comme le Mvet, le tam-tam, aux instruments venus de l'Occident et acceptés par le mouvement de mondialisation.

La modernité serait alors une solution conforme pour permettre à la tradition camerounaise de se vendre sous d'autres cieux. « Les musiques de la forêt doivent-elles rester telles quelles ou doivent-elles évoluer, et ceci dans quelle direction ? », s'est demandé le Pr. Mono Ndjana. « Le nkul ou le balafon doivent être travaillés de manière à produire d'autres gammes, retransmettre la culture camerounaise tout en étant liée à celle du monde », a déclaré le Pr. Jean Tabi Manga. Ainsi, le saxophone de Kayou Roots, greffé en toute originalité aux sonorités produites par le nkul, le balafon, le tambour, etc., pourrait rencontrer un succès inattendu. Cette expérience musicale fouillée et inédite est contenue dans deux albums déjà publiés par Wood Time Records.

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