29 Juin 2017

Cameroun: Développement du pays - La diaspora appelée à participer

Un appel lancé hier par le PM, lors de l'ouverture officielle du FODIAS 2017 «Voir la diaspora participer au développement du Cameroun ». C'est le vœu du président du la République Paul Biya, rappelé hier à Yaoundé par son représentant personnel, le Premier ministre Philemon Yang, à l'occasion de l'ouverture officielle du Forum de la diaspora (FODIAS) 2017. Une rencontre ayant pour thème : « Le Cameroun et sa diaspora : agir ensemble pour le développement de la nation ».

Selon Philémon Yang, ce forum est une plateforme dédiée à la promotion et à la valorisation de la diaspora. Le FODIAS reflète également la prise en compte, par le chef de l'Etat, des doléances des membres de la diaspora. « C'est donc un instrument de dialogue important, produit par l'Etat pour faire connaitre les réalisations de la diaspora, renforcer sa visibilité et partager avec elle les initiatives gouvernementales en sa direction ». A propos des doléances, elles ont été reformulées durant le pré-forum, organisé les 26 et 27 juin.

Et à l'ouverture des travaux ce 28 juin 2017, le Dr Ernest Simo, scientifique camerounais résidant aux Etats-Unis s'est fait porte-voix de ses compatriotes venus d'Amérique, d'Asie, d'Europe et d'Afrique : « Pour contribuer à bâtir une économie encore plus diversifiée, compétitive et durable, les Camerounais de la diaspora souhaitent que le gouvernement repense une stratégie plus accueillante, un processus d'investissement plus pratique, sans trop d'obstacles administratifs », lance le Dr Simo sous une salve d'acclamations.

Il poursuit, en suggérant au gouvernement de « solliciter auprès du Parlement une réinvention des textes, plus innovants, pour faciliter la tâche à la diaspora pour qu'elle soutienne effectivement le développement du pays ». En somme, « la diaspora est engagée à jouer sa participation à cette symphonie pour le bien-être de tous les Camerounais », a souligné le porte-parole. Le représentant personnel du chef de l'Etat dit avoir pris bonne note de toutes ces doléances. En attendant, le PM invite les participants au FODIAS 2017 à ne pas être une diaspora qui critique mais qui met la main à la pâte.

Le potentiel d'investissement est large et diversifié : agriculture, mine, tourisme, santé, éducation, etc. Les administrations représentant ces différents secteurs ont justement ouvert des stands d'exposition et d'écoute sur le site du Palais des congrès. Au soir du 30 juin prochain, les pouvoirs publics espèrent, entre autre, la création d'un comité conjoint de suivi et d'évaluation de la mise en œuvre des projets collectés et la constitution d'un fichier de toutes les compétences dans tous les domaines possibles des Camerounais résidant à l'étranger.

Ils ont dit...

Dr Ernest Simo: « Il faut encourager l'investissement »

Scientifique Etats-Unis

« Le problème de la diaspora, c'est la pesanteur du processus administratif au Cameroun. Un jeune ou un petit entrepreneur qui veut lancer une opération au pays, est mis en concurrence avec de grandes structures multinationales. Du coup, il ne peut pas s'en sortir. Les procédures en place pour les grandes entreprises, sont presque les mêmes pour les petits entrepreneurs. C'est très difficile. Je pense également que le Cameroun devrait donner la priorité aux compagnies camerounaises. Ce n'est pas dire qu'il faut décourager les autres, mais faire plus pour les nationaux. Parce que les revenus et les recettes restent et sont recyclés dans l'économie du pays alors que les compagnies étrangères, sans vouloir les critiquer, partent avec leurs bénéficies ailleurs. Bref, il faut encourager aussi bien l'investissement étranger que celui de la diaspora, à qui l'on accorde des facilités particulières. Le succès et l'édification solide de l'économie camerounaise viendront de la multitude des PME, notamment locales. »

Jérôme Monteu Nana: « Les lignes ont bougé »

Coordonnateur exécutif CASA-NET/DAVOC

« Je représente ici le CASA-NET qui est une fédération des associations de la diaspora camerounaise et qui a commencé depuis 2008 à organiser les fora de la diaspora. La première édition s'est tenue à Genève, puis Lyon ainsi de suite. En 2011 nous étions à Yaoundé au Palais des congrès où nous sommes revenus en 2013. Le Premier ministre avait d'ailleurs présidé à l'ouverture de l'édition de 2013, qui a enregistré diverses recommandations dont l'amélioration des conditions de retour. Aujourd'hui je peux dire que les lignes ont bougé parce qu'aujourd'hui, l'Etat convoque toute la diaspora à Yaoundé. Un acte concret en plus, c'est que les binationaux étaient exempts de frais de visa dans le cadre du FODIAS. C'est un premier pas non négligeable ».

Dr Samuel Dongmo: « La diaspora s'implique activement »

chef de la délégation camerounaise des Etats-Unis d'Amérique

« La diaspora s'implique activement dans l'amélioration de la prise en charge des malades. J'organise notamment des missions médicales à travers notre structure locale. Actuellement, je contribue à l'implémentation de la couverture de santé universelle au Cameroun. Compte tenu de mon expérience en la matière, j'ai jugé utile d'y accompagner le gouvernement. Cette option est en voie d'être concrétisée. Au mois de novembre prochain, le projet de loi y relatif pourrait être présenté à l'Assemblée nationale. La réflexion sur la maturation de ce projet est en cours depuis deux ans en relation avec le coordonnateur national de la couverture de santé universelle. La couverture de santé universelle, c'est la santé au bon coût pour tous les Camerounais. C'est aussi une modernisation de notre système de santé ».

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