4 Juillet 2017

Centrafrique: Une quinzaine de morts à Kaga-Bandoro

Photo: Pierre Terdjman/COSMOS
Depuis plusieurs années, la République centrafricaine (RCA), un pays déjà exsangue, traverse une crise politique majeure, dont les conséquences en termes de déplacements et de violence sont considérables et sans précédent pour la population.

Des membres du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) seraient à l'origine des violences.

La Minusca a annoncé lundi la mort d'une quinzaine de combattants lors d'échanges de tirs samedi entre des éléments armés de l'ex-Séléka et les Casques bleus. Selon des sources sécuritaires, les membres du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) seraient à l'origine de ces violences. Mais le MPC ne s'est pas prononcé sur cet incident. « Les forces de la Minusca ont fait leur travail en protégeant les populations civiles des éléments du MPC », a par contre assuré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Grébizi fait face depuis le mois dernier à une recrudescence de la violence. La ville abrite près de 20 000 déplacés et avec l'insécurité ambiante, les humanitaires éprouvent du mal à secourir les nécessiteux.

D'une manière générale, il y a une recrudescence de la violence ces derniers temps en Centrafrique. Il y a quelques semaines, c'est la ville de Bria qui été le théâtre d'affrontements sanglants qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Malgré la présence de 12 .500 hommes de la Minusca, les nombreux groupes armés qui essaiment dans le pays continuent de faire des vagues. C'est depuis 2013 avec le renversement de l'ex-président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, que les représailles de groupes anti-balaka chrétiens ont embrasé le pays. Mais ni les interventions de la France (2013-2016), ni le déploiement de la Minusca n'ont ramené le calme dans le pays. Toujours est-il qu'à Bangui un calme précaire règne, même si de temps en temps on enregistre des escarmouches entre communautés.

Centrafrique

Violences - Antonio Guterres appelle à un sursaut national

Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, doit se rendre en Centrafrique le 24 octobre… Plus »

Copyright © 2017 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.