7 Juillet 2017

Burundi: Droits de l'homme - Liu Xiaobo et Lee Ming-che en Chine, A. Antonios et D. Isaak en Érythrée, Burundi

communiqué de presse

Strasbourg, France — Les autorités chinoises doivent libérer Giu Xiaobo et Lee Ming-che

L'Érythrée doit libérer tous les prisonniers politiques et cesser de violer les droits de l'homme

De nouvelles violences au Burundi doivent être évitées

Les députés demandent la libération de Liu Xiaobo et Lee Ming-che en Chine, de Dawit Isaak et Abune Antonios en Érythrée et l'arrêt de la violence au Burundi.

Chine: le Parlement appelle à la libération des défenseurs des droits de l'homme

Le Parlement européen demande au gouvernement chinois de lever immédiatement l'assignation à résidence qui pèse sur le Prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo et sa femme Liu Xia et de permettre à celui-ci de recevoir un traitement médical. L'activiste des droits de l'homme est emprisonné depuis 2009 pour avoir co-écrit un manifeste connu sous le nom de "Charte 8" appelant à des réformes fondamentales. Alors qu'un cancer du foie lui a été récemment diagnostiqué Liu Xiaobo s'est vu refuser de se faire soigner en dehors de la Chine.

Les députés appellent également à la libération de Lee Ming-che, un militant taiwanais connu pour sa défense des droits de l'homme sur les réseaux sociaux, porté disparu depuis le 19 mars 2017, alors que les "autorités compétentes" avaient arrêté Lee et ouvert une enquête à son encontre car elles le soupçonnent de s'être engagé dans des activités menaçant la sécurité nationale.

Le Parlement se dit profondément préoccupé par les "efforts déployés sans relâche par le gouvernement chinois en vue de faire taire les acteurs de la société civile" avec l'aide de nouvelles lois, en particulier sur la sécurité de l'État, la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité et la gestion des ONG étrangères. Les députés demandent à l'UE de continuer à soulever la question des violations des droits de l'homme à chaque cycle du dialogue politique et du dialogue sur les droits de l'homme avec les autorités chinoises, conformément à ses engagements internationaux en matière de droits de l'homme.

Érythrée: mettre fin aux violations des droits de l'homme

Les députés appellent à la libération immédiate de Dawit Isaak, journaliste et lauréat du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2017, qui a été arrêté en Érythrée en 2001 et dont les dernières nouvelles remontent à 2005. Ils exigent que le gouvernement érythréen mette fin à la pratique de détention arbitraire et libère tous les prisonniers d'opinion, dont Abune Antonios, patriarche de l'Église orthodoxe érythréenne, emprisonné depuis 2007.

Dans une résolution, le Parlement condamne "avec la plus grande fermeté les violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l'homme commises en Érythrée", l'interdiction frappant les médias indépendants, les conditions de détention sévères, la torture, la persécution fondée sur la religion, le travail forcé durant le service national et l'abus sexuel des femmes conscrites, et rappelle au gouvernement érythréen que "beaucoup de ses activités constituent des crimes contre l'humanité".

Les députés dénoncent en outre la reprise des aides importantes accordées par l'Union à l'Érythrée et demandent à la Commission européenne de "réexaminer ses dispositifs de contrôle avec le Parlement européen" et de "veiller à ce que le financement soit strictement affecté aux besoins des érythréens pour le développement, la démocratie, les droits de l'homme, la bonne gouvernance et la sécurité".

Burundi: crainte d'une escalade dans la crise politique

Les députés sont profondément préoccupés par la situation politique et sécuritaire au Burundi et par l'impunité généralisée dont bénéficient les auteurs de violences, y compris les forces de sécurité et les autorités qui auraient tué plus de 1.200 personnes, torturé des milliers et en auraient arrêté plus de 10.000 depuis 2015 dans une répression du gouvernement envers les opposants à la réélection du président Nkurunziza pour un troisième mandat, en violation de la constitution.

Faisant suite à la récente déclaration du coprésident ACP-UE, Louis Michel, le Parlement craint "une spirale de violence" et une possible "ethnicisation" de la crise, alimentée par la propagande du gouvernement et par le recours massif à la violence et à l'intimidation par le parti CNDD-FDD. Les députés appellent à une action efficace et proportionnée pour prévenir de nouveaux épisodes de violence et demandent instamment au gouvernement burundais de coopérer avec la commission d'enquête des Nations unies sur les droits de l'homme et de s'engager dans les négociations de la CAE pour une solution au conflit.

Copyright Union européenne, 1995-2017

SOURCE Parlement européen

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