16 Juillet 2017

Gabon: Une nouvelle moustiquaire imprégnée d'insecticide bientôt commercialisée

Libreville — Le Groupe allemand de chimie, BASF a annoncé, jeudi, la mise au point d'une nouvelle moustiquaire imprégnée d'insecticide portant le nom de marque Interceptor G2 destinée à la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies et répondant à des fins de santé publique.

La nouvelle moustiquaire est le fruit d'une collaboration de plus de dix ans entre les scientifiques de BASF et l'Innovative Vector Control Consortium (IVCC) et la London School of Hygiene and Tropical Medicine, indique un communiqué.

C'est une moustiquaire imprégnée d'un insecticide longue durée à base de chlorfénapyr. Le chlorfénapyr est issu d'une famille d'insecticide totalement inédite, destinée à la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies et répondant à des fins de santé publique.

Selon le directeur technique de l'IVCC, Dave Malone, leur collaboration avec BASF leur a donné accès à une solution insecticide qui combine des qualités rares: nouvelle famille pour une utilisation en santé publique, efficace contre les moustiques résistants et qui est capable d'imprégner les mailles des moustiquaires en polyester grâce à une formulation longue durée.

Interceptor G2 a reçu une recommandation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour son utilisation de cette nouvelle famille d'insecticide.

Suite à la recommandation de l'OMS, BASF va se préparer à lancer Interceptor G2 pour prévenir le paludisme. En fonction des procédures locales d'homologation, les ministères de la Santé et les organismes d'aide devraient avoir accès à la nouvelle moustiquaire dès la fin de l'année 2017.

Par ailleurs, un second produit de BASF à base de chlorfénapyr, sous forme de bombe aérosol pour l'intérieur des habitations, baptisé Sylando 240SC, est également en cours d'évaluation par l'OMS.

Des essais indépendants au Bénin, au Burkina Faso, en Tanzanie et en Côte d'Ivoire ont démontré l'efficacité d'Interceptor G2 et de Sylando 240SC contre les moustiques résistants aux insecticides jusqu'alors utilisés.

Les moustiquaires imprégnées de l'insecticide longue durée et les bombes aérosols intérieurs sont des solutions-clé pour la prévention du paludisme, notamment en Afrique subsaharienne. 60 pays ont déjà signalé des moustiques résistants à au moins une famille d'insecticide utilisée à l'échelle nationale.

Une partie du problème réside dans le fait que seulement quatre familles d'insecticides étaient auparavant recommandées par l'OMS pour le contrôle des moustiques adultes, dont une seule (la classe des pyréthrinoïdes) était recommandée pour les moustiquaires longue durée. L'utilisation en continue des mêmes insecticides a permis aux moustiques de s'adapter et de devenir résistants.

Le professeur Hilary Ranson, entomologiste médical de Liverpool School of Tropical Medicine, qui étudie le problème depuis de nombreuses années a alerté sur la résistance aux insecticides.

"Dans certains pays, les populations locales de moustiques ont multiplié par 1.000 leur niveau de résistance. Cela fait des années qu'aucune nouvelle famille d'insecticides utilisés en santé publique n'est apparue sur le marché. La création de solutions alternatives est urgente", a-t-il déclaré.

Toutes les deux minutes, un enfant meurt du paludisme dans le monde. Et chaque année, plus de 200 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués. Le paludisme est également l'une des causes majeures de pauvreté dans le monde, ce qui en fait l'un des fardeaux les plus lourds pour les populations les plus vulnérables.

Gabon

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