17 Juillet 2017

Sénégal: Abdoulaye Baldé à Saint-Louis - « Le gouvernement doit renégocier les accords de pêche »

Le secrétaire général national de l'Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor et tête de liste nationale de la coalition « Convergence patriotique «Kaddu Askan Wi» », accompagné de Mamour Cissé et d'Abdoulaye Fall Mao, a mis à profit son séjour dans la région Nord pour sillonner quelques rues, ruelles et artères de l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof).

A cette occasion, il s'est adressé à la presse pour se réjouir de l'engouement constaté des populations, autour de ses listes de candidats à la députation qui, selon lui, va se traduire par un vote massif pour le compte de sa coalition le 30 juillet prochain.

Parlant des inondations, il a laissé entendre que c'est un problème structurel constaté dans de nombreuses localités du Sénégal, notamment à Mbacké, Ourossogui, Matam, Saint-Louis, etc.

Selon le maire de Ziguinchor, il faut, de façon générale, mettre en œuvre de grands projets d'assainissement qui permettront de mettre en place dans toutes ces villes régulièrement touchées par ces inondations, des systèmes performants d'évacuation des eaux usées et pluviales.

Ce problème récurrent d'inondation, a-t-il précisé, est d'autant plus aigu à Saint-Louis qu'il faut rapidement lui trouver les solutions les plus adéquates.

Depuis quelques temps, a-t-il poursuivi, toutes les villes du Sénégal sont dotées de plans directeurs d'assainissement, mais, « malheureusement, les études ont souvent traîné ».

Pour M. Baldé, il faut qu'on s'oriente davantage vers la mise en place des systèmes d'évacuation des eaux de pluies.

Ceci est urgent dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, «notamment dans la région Nord où on continue d'enregistrer, en période hivernale, l'effondrement de centaines de maisons en banco, s'il y a de fortes pluies.

Et il arrive souvent qu'on enregistre des pertes en vies humaines dans ces genres d'accidents dus aux pluies diluviennes».

Selon M. Baldé, pour ce qui concerne les inondations constatées à Saint-Louis, l'Etat doit savoir qu'il ne s'agit pas seulement de prendre des décisions, « mais il s'agit plutôt d'entreprendre des actions durables de grande envergure qui permettront de résoudre définitivement ce problème récurrent ».

Par ailleurs, a-t-il ajouté, il faut trouver une solution globale pour résoudre les problèmes de la pêche constatés sur l'ensemble de la côte, de Saint-Louis au Cap Skiring.

De l'avis de M. Baldé, le fait de donner des chèques de 2 millions de FCfa aux 629 familles des pêcheurs rapatriés de la Mauritanie et 461 moteurs hors-bords, équivaudrait à offrir des véhicules sans carburant, « dans la mesure où ces pêcheurs bénéficiaires de ces dons n'ont pas de licences de pêche et n'ont pas la possibilité d'aller opérer en haute mer ».

Dès lors, a-t-il souligné, on se demande ce qu'ils vont réellement faire avec ces moteurs hors-bord qu'ils risqueraient même de vendre.

A en croire M. Baldé, la vérité est qu'il faut impérativement poursuivre les négociations avec les pays de la sous-région en vue du renouvellement de ces licences de pêche.

Car, avec des accords de pêche pertinents, une famille de pêcheurs, à qui on donne 2 millions de FCfa pour lui permettre de résoudre des problèmes sociaux ponctuels, pourrait se rendre régulièrement en haute mer et gagner chaque année entre 25 et 50 millions de FCfa. L'Etat doit donc sérieusement prendre ce dossier en main.

D'autant plus qu'il s'agit de professionnaliser davantage les métiers de la pêche et de permettre aux pêcheurs d'aller opérer en haute mer, dans les zones maritimes des pays voisins.

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