26 Juillet 2017

Guinée: Enquête pour corruption présumée contre Rio Tinto au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni ouvre une enquête pour corruption présumée contre Rio Tinto en Guinée. La suite des révélations du site d'investigation «Mediapart» sur un versement occulte du géant minier anglo-australien pour obtenir le permis du méga-gisement de fer guinéen de Simandou, en 2011. L'affaire pourrait rebondir en Guinée et retarder encore le projet minier.

Après Washington et Canberra, l'affaire Simandou rebondit à Londres. Le Serious Fraud Office, chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume Uni, a ouvert une enquête pour corruption présumée contre Rio Tinto en Guinée.

Le géant minier a reconnu en novembre dernier qu'il y avait eu un échange de mails évoquant le versement de 10 millions et demi de dollars à un intermédiaire, proche conseiller du président guinéen Alpha Condé, pour faciliter l'accord transactionnel d'avril 2011 entre Rio Tinto et l'Etat ouest-africain. Le géant minier s'est depuis séparé de deux des ses principaux cadres dirigeants.

L'ouverture de l'enquête britannique s'ajoute aux autres procédures judiciaires sur Simandou, ce qui retarde d'autant le développement du projet d'extraction du minerai de fer guinéen.

Un retard qui chagrine le gouvernement de Conakry mais qui arrange les opérateurs étrangers. Que ce soit Rio Tinto toujours présent dans Simandou à travers sa filiale Simfer, ou que ce soit le Chinois Chinalco, les groupes miniers ont intérêt à repousser les dépenses que prévoit ce projet pharaonique -20 milliards de dollars-, étant donné la conjoncture économique mondiale. Tout en gardant sous cloche ce gisement d'exception.

Guinée

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