29 Juillet 2017

Afrique: Immigration clandestine - Ces cadavres qui interpellent les dirigeants africains et occidentaux

Chaque jour nous sommes réveillés par l'annonce du décès des cortèges d'émigrés sur les larges des côtes de l'Italie ou de l'Espagne en provenance de l'Afrique, de l'afflux des clandestins en Italie, des vagues de rapatriements dans les aéroports Européens, des arrestations des passeurs sur les autoroutes des côtes européennes etc.

C'est à peine si nous pouvons de nos jours parler d'événements tant ces faits sont devenus le quotidien récurrent de l'actualité européenne.

Une centaine de migrants sont portés disparus en Méditerranée après le naufrage de leur embarcation de fortune au large de la Libye, a annoncé lundi 24 juillet une autorité libyenne.

Parmi les naufragés, seuls 15 environ ont été sauvés, ce qui fait craindre un bilan lourd, surtout que le nombre exact des occupants de cette embarcation de fortune n'est pas connu.

Cette nouvelle catastrophe humaine choque au plus profond et énerve ... Une tragédie qui fait donc penser aux nombreuses autres, survenues au même endroit.

Fin mai dernier, 200 immigrés ont été secourus, le 30 juin dernier, une soixantaine de migrants ont disparu après un naufrage en Méditerranée.

D'après le récit de survivants, l'embarcation, un canot pneumatique, transportait entre cent quarante et cent cinquante personnes. Seules quatre-vingts d'entre elles ont pu être sauvées, avait précisé Flavio Di Giacomo, porte-parole à Rome de l'OIM.

Ces drames successifs et récurrents de la méditerranée méritent qu'on s'y attarde

En dépit de toutes les mesures prises, en ordres dispersés par les différents gouvernements européens depuis bientôt un demi-siècle, le problème de l'immigration et la gestion du flux migratoire dans la plus part des nations de l'Union Européenne n'a pas jusqu'ici trouvé une thérapie viable et satisfaisante.

Ces derniers temps, nous avons vu dans un pays de l'Europe centrale naître un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, ceci dans le but de pouvoir contrôler le flux migratoire dans ce pays et mieux contrôler les sans-papiers.

Certains pays Européens ont même institués des passeports biométriques, des cartes d'identités avec cartes à puce doublés des contrôles stricts et sévères à leurs frontières. Mais, ils ont toujours été surpris que le flux migratoire soit en hausse vertigineuse.

A ce jour, la plus part des Etats membres de l'Union sont surtout préoccupés par la lutte contre l'immigration clandestine et abordent le problème sous l'angle de la répression.

La problématique de l'immigration laisse les pays africains indifférents au point où les observateurs avertis pensent qu'il était temps que quelque chose soit faite pour pallier à ce phénomène qui est devenue indicible. Oui, nous disons qu'il était peut-être temps.

Primo

Sans envisager une ouverture totale de ses frontières afin d'éviter l'anarchie, il conviendrait sans doute que l'Europe aborde la problématique de l'immigration de façon à la fois réaliste et plus humaine.

Secundo

Les Européens doivent également être conscients qu'ils sont eux-mêmes à l'origine du flux migratoire exponentiel dans leur continent.

Il ne sert à rien d'apporter du soutien à des dictateurs du Sud par exemple. Il ne sert également à rien à engendrer des conflits dans les pays africains pour revenir en sapeur pompier prétendre y apporter la paix

L'Afrique, ce riche continent est devenu cet ogre qui dévore ses enfants dès qu'il les accouche. Ses enfants deviennent certainement des condamnés à la peine capitale, évadés de "prisons" dont l'unique solution est de fuir leur sentence imposée par des dirigeants locaux. Pourquoi ces africains émigrent- ils vers l'Europe ? Telle la question pertinente que devraient se poser les dirigeants occidentaux

Dans la plus part des cas, les dictateurs du Sud, soutenus par les Etats Européens, règnent en véritable maître, pillent leur pays, appauvrissent leur peuple, « juvénophobisent » ceux qui représentent l'espoir de leur pays respectif et les plus démunis sont obligés de subir ou de quitter soit par ce qu'ils ont faim ou encore pourchassés pour leurs idées et leurs convictions politiques.

Tercio

Le migrant n'a plus peur de la mort car, pour lui, l'essentiel c'est de partir, de fuir cette misère, cette souffrance dans laquelle il se trouve.

L'Afrique tue sa population parce qu'elle n'a pas trouvé une possibilité de faire valoir ses talents et de vivre de ses compétences ; l'Afrique ronge sa jeunesse avec les portes de l'espoir fermées devant elle ; la torture parce que cette jeunesse voit une toute petite partie de la population s'accaparer de tout, en ne lui laissant que la poussière et le soleil cuisant !

L'Afrique étrangle parce que la misère est le seul héritage que les dirigeants pourront léguer à leur progéniture.

Aux dirigeants africains, il est temps de vous mobiliser face à ces drames récurrents de la Méditerranée. Pour qui voulez-vous conserver vos fauteuils présidentiels si toute la jeunesse devrait mourir à Lampedusa, Ceuta et Melilla ?

Pour venir à bout de ce fléau, il faut beaucoup de composantes dont la voix des chefs d' Etats africains en premiers. Sortez de vos sommeils avant que tout un continent ne meurt.

Nous sommes convaincus que plus les peuples du Sud seront exterminés, plus ils quitteront leur pays et n'oublions pas que celui qui voudrait aller loin devra ménager sa monture.

Alors, occidentaux, attaquez-vous aux problèmes fondamentaux de la pauvreté et du développement en Afrique. Les drames successifs et les cortèges de cadavres de Lampedusa, des côtes libyennes... . vous interpellent.

Cameroun

Le dur combat des familles des victimes un an après la catastrophe ferroviaire d'Eséka

Le 21 octobre 2016 le déraillement d'un train provoquait la mort de 79 personnes au Cameroun. Un an après… Plus »

Copyright © 2017 Camer.be. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.