30 Juillet 2017

Algérie: Environnement - Le pays à l'heure du « Green power »

Photo: Wikimedia Commons
Paysans dans leur plantation

Lutte contre la pollution, traitement des déchets, passage aux énergies renouvelables... La transition écologique est devenue une urgence. De Sétif à la vallée du Mzab, des pionniers montrent la voie.

Le passage des énergies fossiles à l'énergie solaire, la protection de l'environnement, la lutte contre la pollution, l'amélioration du cadre de vie sont des défis majeurs pour l'Algérie de demain. Deux expériences individuelles illustrent les multiples possibilités qu'offre ce pays dans le domaine du développement durable. Ammar Belhouchet a inventé un « ascenseur-poubelle » pour entreposer les ordures dans des bacs enfouis sous terre avant de les récupérer et de les recycler. Une idée née lors d'un voyage à Istanbul en 2013.

L'enjeu est majeur quand on sait que l'Algérie produit 23 millions de tonnes de déchets par an, dont 12 millions de déchets ménagers. Selon des statistiques officielles, chaque habitant en produit en moyenne 310 kg par an. Faute de moyens efficaces pour les collecter, ces ordures sont généralement incinérées dans des décharges à ciel ouvert ou entreposées dans le lit des rivières et des oueds, au risque de polluer les nappes phréatiques, les plages et les fonds marins.

L'autre expérience innovante, on la doit au docteur Ahmed Nouh, pharmacien à Beni-Isguen, dans la vallée du Mzab, à 550 km au sud d'Alger. Avec un groupe d'amis architectes, cet homme a conçu « Ksar Tafilelt », un village écologique de 22 hectares sur une colline de roche calcinée. Bâtie avec des matériaux locaux, la cité concilie modernité, patrimoine architectural ancestral et écologie. L'une des missions assignées à ses habitants est le respect de l'environnement. Les eaux usées sont traitées pour arroser les jardins, les espaces verts et les palmeraies. Un centre de compostage a été installé pour produire du terreau, et le système d'éclairage public repose sur l'énergie solaire.

Lancé à la fin des années 1990 par la Fondation Amidoul, ce projet a déjà acquis une notoriété nationale et internationale. Ksar Tafilelt a obtenu en 2014 le premier prix de l'environnement de la Ligue arabe et a été primé en 2016 lors de la COP22, à Marrakech. Une expérience susceptible de faire des émules dans d'autres villes et villages d'Algérie, mais de bonne guerre.

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