2 Août 2017

Congo-Brazzaville: Agro-industrie - Une société chinoise va investir 53 milliards FCFA dans la production de noix de cajou

La société exploitante Congo CELTS industriel Sarl débutera bientôt son exploitation sur plus de 22 mille hectares à Mouindi, département du Niari. Avec un coût de production d'environ 53 milliards FCFA, cette entreprise entend créer à terme près de 5 mille emplois.

Le Congo pourra devenir dans quelques années un exportateur de la noix de cajou, avec l'implantation d'un grand complexe agroindustriel de production et de transformation de cette riche plantation de cajou.

Le contrat de bail emphytéotique d'une durée de 60 ans a été signé le mercredi 2 août à Brazzaville, entre l'Etat congolais représenté par le ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, Henri Djombo, et Guo Li, le directeur général de la société de droit congolais Celts industriel Sarl.

« Nous devrons créer les conditions de produire et consommer localement au Congo. C'est la voie que nous avons empruntée de faire du secteur rural un pilier essentiel du développement économique de notre pays, en mettant l'accent sur le secteur privé », a déclaré Henri Djombo.

La noix de cajou est riche en lipides et en acides aminés mono-insaturés, au même titre que les noisettes, les pistaches et les amandes. Elle peut aussi être diversement exploitée : la coque de la noix brute contient un liquide utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions ; la pomme de cajou, elle, sert à produire du vin, de la liqueur, du sirop, de la confiture et du jus.

« Nous mettrons à profit les atouts que nous offre la nature (eau, rivière, soleil... ) afin de réaliser ce projet », a rassuré le ministre de l'Agriculture, après avoir apposé sa signature au bas du document de contrat.

Le bénéficiaire du bail, Guo Li, a mis à profit l'excellent climat tropical et les terres fertiles du Congo pour lancer sa production. « J'ai confiance de bien mener ce projet et j'ai l'espoir d'être le modèle dans le domaine agricole tout en donnant le tout possible pour la réussite de ce projet », a-t- dit, et d'ajouter un détail important concernant le foncier: « l'entreprise paiera les taxes régies par l'Etat ».

L'explication fournie par le directeur général du domaine public, Thierry Lambert Opepe, permet d'en savoir davantage. « L'Etat congolais n'a pas vendu les 22 mille hectares à la société chinoise, il s'agit d'un bail emphytéotique conformément à la loi. En ce qui concerne les normes environnementales, le contrat de bail a prévu tous les mécanismes de sécurité et protection de l'environnement », a-t-il déclaré.

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