3 Août 2017

Sénégal: Blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme - Réalités du terrain en Afrique de l'Ouest

Un atelier régional d'évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme pour les institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées a démarré hier à Saly-Portudal, en présence de Adama Coulibaly, Directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba).

Pour le Directeur général du Giaba, la démarche implique plusieurs maillons d'une chaîne et par conséquent si un élément manque, la chaîne se coupe et expose les autres à une vulnérabilité. Selon lui, la région ouest-africaine fait face au terrorisme financier et s'investit à couper ses canaux de financement.

La stratégie militaire dans cette lutte est à compléter par un dispositif législatif performant et efficace dans les pays membres. Selon lui, les résultats obtenus vont permettre d'évaluer les performances dans la lutte contre le blanchiment et le terrorisme. A l'en croire, la cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) du Sénégal n'a pas de rapports classés. Ils sont pour lui, étudiés.

Adama Coulibaly a aussi insisté sur la durée des enquêtes, qui prennent beaucoup de temps. Il a annoncé la formation prochaine des magistrats de la zone francophone en France et ceux de la zone anglophone aux Etats-Unis d'Amérique. Selon lui, la rencontre de Saly-Portudal tient son importance pour les pays et entités déclarantes à la compréhension des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés.

L'atelier compte outiller les experts et acteurs de terrain. Cela pose la nécessité de la maîtrise des instruments de travail pour mieux traquer les manœuvres visées. Tout de même, il considère le phénomène du blanchiment et du terrorisme comme une réalité dans la sous-région ; Par conséquent, le Directeur général du Giaba a fait part de la nécessité de trouver les moyens et mécanismes de lutte pour y faire face. En ce sens , la présence du représentant de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) très intéressante dans l'identification et la mise en œuvre des mécanismes et outils de lutte contre le phénomène cité plus haut.

Selon Madame Ramatoulaye Gadio Agne, la présidente de la Centif, «la participation du secteur financier aussi bien que du secteur non financier permet d'impliquer l'essentiel des acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité financière».

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