3 Août 2017

Cote d'Ivoire: Bridge Bank, la banque de Yérim Sow, presque en cessation de paiement et qui fait des misères à ses clients

Photo: L'Intelligent d'Abidjan
Bridge Bank d'Abidjan

L'entrepreneur sénégalais, Yérim Sow, à la tête de la holding Teylium, propriété de Bridge Bank Côte d'Ivoire, est-il au rouge ? À Abidjan, où la banque opère, ses agissements agacent et font du bruit. Selon nos confrères du Journal ivoirien » L'Intelligent d'Abidjan » lu par Confidentiel Afrique, qui rapporte les détails de ce flot de misères de Bridge Bank à travers une enquête exhaustive, la banque drivée par le français Jean- Pierre Carpentier se porte mal.

Bridge Bank serait-t-elle en cessation de paiement, comme pourrait le penser une partie de l'opinion ? Ou la banque fait-elle preuve d'une pure et simple de mauvaise foi ? s'interroge L'Intelligent d'Abidjan.

<< Le non-respect, apparemment délibéré, des engagements de Bridge Bank, vis-à-vis d'un de ses clients, ajouté au mépris total affiché face aux décisions de la justice, ainsi qu'à une investigation de la presse sur la question, suscite une réelle inquiétude dans le monde des affaires en Côte d'Ivoire.

Et c'est Monsieur C. opérateur économique ivoiro-libanais qui en paye aujourd'hui les frais, avec une perte totale de crédibilité vis à vis de ses partenaires. Ayant cru aux slogans de cette banque privée qui stipule qu'elle intervient «notamment dans le secteur des PME et orientée vers l'accompagnement de ses clients par des formules innovantes et personnalisées », Monsieur C, dans le cadre de ses activités professionnelles, a, bénéficié d'une caution solidaire de la banque, payable à la première demande. Sur la base de cette caution signée régulièrement et dûment confirmée par la Bridge Bank, il a obtenu des livraisons de ses marchandises. >>

Bridge Bank s'obstine à respecter le jugement rendu par le Tribunal du Commerce d'Abidjan

Confidentiel Afrique qui a visité le site de L'Intelligent d'Abidjan livre quelques extraits

<< Mais comme cela peut arriver souvent ( et c'est bien à cela que sert la caution bancaire , et les assurances ) , il a fait l'objet d'un défaut et d'une défaillance de paiement. Son fournisseur qui est industriel installé en Côte d'Ivoire s'est alors tourné vers sa banque, en l'occurrence Bridge Bank pour récupérer la caution et faire face aux factures, conformément à la convention, et aux conditions de la garantie bancaire. Et c'est là que commencent les déboires aussi bien de Monsieur C, que de l'industriel fournisseur. Tout simplement parce que Bridge Bank refuse de s'exécuter, et cela dure depuis plusieurs mois, malgré une décision de justice rendue par le tribunal du Commerce, foulant ainsi aux pieds, la décision prise par la justice ivoirienne. » Cette attitude est évidemment loin de rassurer des potentiels investisseurs, sur la crédibilité de cette banque », déplore un des proches de l'opérateur économique qui ne sait plus à saint se vouer. >> renseigné Confidentiel Afrique.

Le mépris de Bridge Bank envers la presse

Bridge Bank, selon les informations en notre possession, refuse malgré la décision de Justice d'exécuter la caution solidaire de 350 millions Fcfa alors qu'elle aurait des avoirs d'un montant de 500 millions du monsieur pour qui elle a fait la caution. D'ailleurs, cette somme a été bloquée et saisie sur le compte de la banque à la Bceao (Banque centrale des états de l'Afrique de l'ouest) ?. Qu'est ce qui n'a donc pas marché au sujet de cette créance ?

Devant cette situation jugée » incompréhensible » de la part de l'opérateur économique, et de ses partenaires nous avons à plusieurs reprises joint par téléphone, le siège de Bridge Bank Group-Abidjan, dans le but d'échanger sur le dossier, avec son Directeur général, Jean-Pierre Carpentier, ou au moins, avec son représentant. Nos différentes démarches se sont heurtées à une tour d'ivoire. Notre souci de l'équilibre de l'information qui dure plusieurs mois, y compris par téléphone, est resté sans succès. Surtout, lorsque nous évoquons ce dossier comme « motif » de demandes d'audiences, à notre interlocutrice (l'assistance du DG), lors de nos nombreux appels téléphoniques. Il reste difficile de comprendre pourquoi la banque refuse de donner les raisons de son refus de faire droit à ses engagements, préférant les spéculations et la poursuite de suspicions susceptibles de froisser la confiance de ses autres clients , et partenaires financiers.

Comment son patron, le sénégalais Yérim SOW cherchait-il à tout prix à faire capoter l'opération presque bouclée de cession de Tigo au Groupe Wari, alors que la santé financière est au rouge, se demande un financier. En clair, le puzzle du deal Yérim- Xavier Neil, surnommé le Roi des Peepy-shows, manœuvrant pour déboulonner l'entrepreneur Kabirou MBODJE vient de sauter enfin et l'on découvre subitement des secrets insoupçonnés.

En réalité, Yérim Sow n'est pas intéressé pour le rachat de Tigo, il a juste servi de « fusible », mieux de Cheval de Troie pour l'incursion du patron de Free, qui rappelons le avait comparu il y'a quelques années devant le tribunal de Paris, pour délits d'actes indélicats ( par respect à la dignité de Xavier Neil, nous tairons cela).

Le Président Macky SALL a tranché en faveur de Wari en soutenant le jeune champion Kabirou MBODJE dans ses ambitions de développer ses activités économiques conformément à la vision du Chef de l'état déclinée dans l'ambitieux projet PSE ( Plan Sénégal Émergent ) .

En savoir plus

Bridge Bank refuse d'exécuter une caution de 350 millions fcfa

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