4 Août 2017

Maroc: Omar el-Béchir en visite «privée» à Tanger

Photo: Union Africaine
Omar El-Bechir, Président du Soudan au 25 Sommet de l'Union Africaine à Johanesburg (Afrique du Sud)

Le président du Soudan, Omar el-Béchir est au Maroc, où il serait arrivé jeudi 3 août. Le chef d'État soudanais, sous le coup de deux mandats d'arrêt de la CPI, est à Tanger accompagné de ministres et de hauts responsables soudanais pour une visite « privée », selon la version officielle. Une pétition a été lancée en protestation.

Ses visites suscitent toujours autant la polémique. Cette fois, c'est une pétition qui a été lancée sur internet. « La visite d'un sanguinaire ne fait pas honneur à notre pays, et ne va pas de soi avec les valeurs principales que le peuple marocain ambitionne d'appliquer, tel que le respect des droits de l'homme et de sa dignité et le travail au service de la justice et de la démocratie », lit-on dans le texte (en arabe) du texte qui circule sur les réseaux sociaux.

Nouveau pied de nez à la CPI

Mais cela n'a pas empêché Omar el-Béchir d'adresser - une nouvelle fois - un pied de nez à la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuit depuis huit ans, et a lancé à son encontre deux mandats d'arrêts internationaux pour crimes de guerre commis entre 2003 et 2008 au Darfour.

Le chef de l'État soudanais n'a cependant jamais vraiment été inquiété. Les mandats d'arrêt de la CPI ne l'ont pas empêché de sillonner l'Afrique, se rendant au Tchad, au Kenya, en Libye ou encore en Afrique du Sud - un pays qui est pourtant signataire du Statut de Rome et reconnaît donc, en théorie, les compétences de la CPI.

Soutien du retour du Maroc dans l'UA

Le Maroc - qui a signé le Statut de Rome, mais qui ne l'a pas ratifié - ne fait pas exception, et refuse de remettre Omar el-Béchir à la CPI. L'an dernier, déjà, le président soudanais avait pu participer à la COP 22, à Marrakech, où il avait été reçu avec les honneurs.

En début d'année, le royaume chérifien a été réintégré dans l'Union africaine (UA). Le Soudan avait alors soutenu sa candidature. Le chef de l'État soudanais élargit donc son spectre diplomatique en jouant cette carte, et peut donc compter, avec le royaume chérifien, sur un allié supplémentaire pour le couvrir.

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