4 Août 2017

Congo-Kinshasa: Le chef rebelle Sheka remis vendredi aux autorités congolaises par la MONUSCO

Dans un communiqué rendu publié vendredi, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) informe que le rebelle Ntabo Ntaberi Sheka, chef du groupe armé « Nduma Défense du Congo (NDC) », a été transféré, le vendredi 4 août 2017 à Kinshasa, et remis aux autorités judiciaires congolaises.

Depuis sa reddition le 26 juillet 2017, Sheka était sous supervision de la Monusco à Goma (Nord-Kivu). Selon le porte-parole par intérim de la Monusco, Fabienne Pompey,« il a fallu procéder à un certain nombre de vérifications", avant de remettre Sheka aux autorités congolaises. "Il y a des tas de vérification, il y a des discussions, il y a aussi des analyses de santé", a expliqué Fabienne Pompey, au cours de la conférence hebdomadaire des Nations Unies de mercredi 02 aout 2017.

Le seigneur de guerre Sheka est accompagné de deux combattants du NDC qui se sont également rendus avec lui. Ils sont visés par un mandat d'arrêt délivré en 2011 par la justice congolaise pour « crimes contre l'humanité », dont des viols massifs et des recrutements d'enfants.

En attente de leur procès, ils seront incarcérés dans un lieu où les services de la Monusco pourront avoir accès « afin de s'assurer que sa détention se déroule dans le respect des normes internationales relatives au droit de l'homme », souligne le communiqué.

L'ONU, par la voix de la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a demandé au gouvernement de la RDC de « prendre toutes les mesures nécessaires pour que Sheka soit rapidement jugé conformément aux normes de procédure régulière et que les accusations portées contre lui correspondent de manière appropriée à tous les crimes commis », selon la Monusco.

Sheka s'est rendu à la Monusco dans le village de Mutongo, à une dizaine de kilomètres au nord de Walikale (Nord-Kivu), en pleine connaissance du fait qu'il est l'objet d'un mandat d'arrêt et devra répondre de ses actes devant la justice.

Des combattants du NDC sont soupçonnés d'avoir violé « près de 400 civils, dont 300 femmes, 23 hommes et 61 enfants dans 13 » villages sur l'axe Kibua-Mpofi dans le Walikale, entre le 30 juillet et le 2 août 2010. Les Nations Unies ont également documenté au moins 154 enfants recrutés par ce groupe rebelle.

Par ailleurs, « la reddition de Sheka est un signe positif. Un procès juste et équitable serait un pas significatif dans la lutte contre l'impunité et une victoire pour les victimes des exactions de groupes armés qui ont droit à la justice », a estimé Maman Sidikou, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC.

Congo-Kinshasa

Le sort du président Kabila après décembre 2017 au menu du sommet de Brazzaville

Brazzaville accueille, ce jeudi, un sommet spécial de la CIRGL (Conférence internationale sur la… Plus »

Copyright © 2017 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.