6 Août 2017

Cameroun: Le vivre-ensemble au rythmes des musiques et danses patrimoniales

Philemon Yang le Premier ministre a mercredi dernier au musée national de Yaoundé, lancé la 1ère édition du Festival des musiques et danses patrimoniales du Cameroun (Fesmudap). La grand'messe artistique s'achève le 07 aout 2017.

Mulema Mwa Ebele Ebele de la chefferie supérieure du canton Deido (Douala), le groupe de danse guerrière Sirta Mbartoua de Maroua, la danse traditionnelle Mbali Etoudi, le Minken mi mbon, la danse traditionnelle Beti, Ekombi dance du Bakassi tradinal dance group, le Ben skin de l'Ouest.

Voilà entre autres, des composantes de la très riche diversité culturelle et artistique du Cameroun qui le 02 aout dernier, ont paradé devant Philemon Yang le Premier ministre camerounais qu'entourait une pléiade de ministres, dont Narcisse Mouelle Kombi des Arts et de la Culture.

C'est ainsi que depuis ce jour-là, la capitale camerounaise, vibre au rythme des sons, danses et autres expressions culturelles de ce Cameroun en miniature. Le 1er Fesmudap, puisqu'il s'agit de lui, tient Yaoundé en haleine.

A en croire Narcisse Mouelle Kombi, la grande farandole artistique, réunit 200 groupes de danses pour 3000 festivaliers issus de 150 arrondissements parmi les 58 départements que compte le pays.

« Nous sommes ici dans l'effervescence joyeuse du vivre-ensemble. Au-delà de toutes divisions ou sécessions, le multiculturalisme se veut incandescent. Mais il doit aussi garantir le libre ensemble. Le vivre-ensemble et le libre-ensemble permettent de mieux asseoir l'unité », dira Narcisse Mouelle Kombi.

Et le Professeur agrégé de Droit féru de Lettes de renchérir : « Chacun de ces chants et chacune de ces danses patrimoniales renvoient à une idée, mythe, légende ou réalité. Avec 200 langues et 700 dialectes ou parlers, notre pays est un immense champ culturel qui se doit de bâtir l'unité et l'intégration nationales ».

Mais d'avertir en convoquant le Prof. Charles Binam Bikoï le directeur exécutif du Centre de documentation des langues et cultures africaines (Cerdotola) : « Toutefois, cette très riche diversité culturelle est menacée d'extinction ».

Il est aussi question au Fesmudap, d'initier et intéresser les jeunes via des ateliers, aux différentes cultures, us et coutumes camerounaises. Toute chose qui aux dires du ministère des Arts et de la Culture, devra accroitre et améliorer l'offre culturelle.

C'est ainsi qu'au musée national, village du festival, des spectacles et diverses prestations scéniques, sont proposés au nombreux public, avec une exposition des instruments et des costumes des musiques et des danses patrimoniales.

C'est en tout cas bien parti depuis l'ouverture du Fesmudap mercredi, avec en prime, une conférence-débat sur « Musiques et danses patrimoniales : vecteurs du multiculturalisme et de l'intégration nationale ».

Pays à l'hospitalité proverbiale, le Cameroun ne s'est pas dédit, et a convié des groupes artistiques rwandais et centrafricains, ainsi qu'un groupe culturel du camp de réfugiés de Minawo à la grande farandole.

C'est un Cameroun divers dans sa culture, mais aspirant seulement au vivre et au libre-ensemble qui est en évidence au musée national à Yaoundé où toutes les quatre grandes aires culturelles du pays font chorus, se côtoient, se fondent, se confondent comme une, mais se distinguent et se discernent.

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