8 Août 2017

Madagascar: Brickaville - Une société canadienne en phase de recherche de graphite

En dépit de tout cela, elle entreprend déjà des actions sociales en faveur du développement de la commune rurale d'Ambinaninony, sa zone d'intervention.

Un exploitant malagasy titulaire d'un permis PRE ou Permis de Recherche et d'Exploitation avant 2009 a trouvé un partenaire. Il s'agit d'une société canadienne dénommée DNI Metals. Ils sont maintenant en phase d'exploration de graphite dans la commune d'Ambinaninony, district de Brickaville.

« Selon la loi en vigueur, les matériels utilisés ainsi que la période d'exploration sont limités pour les détenteurs de ce type de permis minier qui est réservé aux PME.

Pour le cas de cet opérateur, les travaux de recherche dureront six mois, soit jusqu'en décembre de cette année », a expliqué Amable André Benjamin, le directeur régional du ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole à Atsinanana.

Consultations publiques. En outre, ce technicien a réitéré que même si les petits exploitants miniers ont eu un permis d'exploitation, ils n'ont pas le droit d'extraire les produits miniers sans avoir obtenu un permis environnemental, tout comme les grandes compagnies minières.

En revenant sur cette société canadienne, des consultations publiques suivies de respect des us et coutumes ont eu lieu avant le démarrage de ses activités en février dernier.

Il a rencontré les autorités locales, les notables et les représentants de la communauté villageoise. Ceux-ci l'ont réclamé des projets socio-économiques afin de contribuer au développement local, et ce, dans une concertation commune.

« Même si nous sommes encore en phase de recherche, nous entreprenons des actions sociales. Il s'agit entre autres, de la création d'un terrain de foot, de forage des puits servant à assurer une adduction en eau potable des villages concernés ainsi que la construction d'une route desservant les fokontany d'Ambatolampy et de Vohitsara et la donation des fournitures scolaires », a exprimé Rasangarivony Harifidy, ingénieur au sein de DNI Metals.

10 000 tonnes. Parlant de cette création d'infrastructure routière d'une longueur de 4km, des champs d'exploitation agricoles appartenant à 24 ménages ruraux ont été touchés. Ce qui a engendré un certain litige entre les deux parties.

Et des opportunistes ont voulu profiter de la situation pour faire fuir l'investisseur. Mais l'affaire est maintenant résolue après un arrêt des travaux de construction routière pendant deux semaines, selon les autorités locales.

En effet, ces ménages impactés par le projet ont été récompensés par DNI Metals selon la taille de leurs parcelles. En plus, 140 emplois ont été créés dans le cadre de ces travaux. « Nous gagnons chacun 8 000Ar/j contre 6 000Ar/j auparavant.

On travaille pendant 8heures/j y compris les séances de formation », a témoigné Lahady Joseph, un des bénéficiaires. Quant au graphite proprement dit, la partie Est de Madagascar en regorge.

Quatre sociétés y exploitent maintenant. Le pays exporte chaque année environ 10 000 tonnes de ce produit minier reconnu de meilleure qualité, vers la Chine, l'Inde et les Etats-Unis.

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