9 Août 2017

Congo-Kinshasa: Appel de détresse de Mme Nsamba Tshimanga Fifi au Chef de l'Etat

Victime de trafic d'influence, Mme Nsamba Tshimanga Fifi croupit à la prison centrale de Makala. Tout son espoir réside désormais dans l'implication du chef de l'Etat dans son dossier.

Occupée et débaptisée «Cité des Anges », la parcelle située sur l'avenue du Haut Commandement dans la commune de la Gombe fait l'objet de querelle entre Mme Nsamba Tshimanga Fifi et le général Ondekane.

Selon Me Daniel Kabongo Nyembo, avocat-conseil de Mme Nsamba et la famille de cette dernière, le jugement rendu le 24 mars 2016 sur l'affaire inscrite sur RC 111.850 TGI/Gombe a condamné le général Ondekane, annulant son titre et le sommant au déguerpissement et aux dommages et intérêts.

Non content, le général est allé en appel et l'affaire sera inscrite à la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe sous RCA 33097.

Le calvaire de Mme Nsamba Tshimanga

Selon les sources précitées, enlevée en plein culte à son Eglise de Bandalungwa, Mme Nsamba Tshimanga a été détenue pendant 5 jours à la DEMIAP pour être libérée après vérification des documents attestant qu'elle était réellement héritière et copropriétaire de la parcelle querellée. Et ce, suite à la lettre n°2.441.1/056 /2014 du 23 avril 2014 du conservateur des Titres Immobiliers, Gracia Kavumvula, qui répondait à la RI n°1191/RI/7778/PG/WB/2014 d'autant plus qu'il ne s'agissait que d'un conflit parcellaire ne relevant pas de la compétence de la DEMIAP. Et surtout après s'être rendu compte de l'inexistence en droit congolais et de la fausseté du prétendu arrêt RMP. 44/AG du 26 septembre 1968 de la Cour Militaire qui aurait confisqué des parcelles de M. Tshimanga Stéphane.

N'étant toujours pas convaincu, le général établira une autorisation maritale à son épouse Mme Faila Georgette et au niveau du tribunal de Grande Instance de Matete, il obtiendra un jugement par défaut sous RP 6448 au motif que Mme Nsamba et son aîné sont en association des malfaiteurs.

Recevant l'exploit de citation directe RP 6448 à leur domicile le 31 octobre 2016 après l'avis d'arrivée du 25 octobre 2016 à la poste de Bandalungwa, Mme Nsamba Tshimanga et son frère aîné Nsumpi Tshimanga Léonard constateront que l'audience avait déjà eu lieu le 26 septembre 2016 et que le jugement de condamnation avec arrestation immédiate était intervenu le 10 octobre 2016.

Bien que le jugement RP 6448 soit frappé d'opposition sous RP 6656/6448 du TGI/Matete, le couple Ondekane s'imposera et, depuis le 20 février 2017, Mme Nsamba se trouve aux arrêts. Malade et transférée pour des soins à l'hôpital de Kintambo en date du 21 mai 2017, elle sera ramenée à la prison le 20 juillet 2017 sans l'avis du médecin traitant. Mme Nsamba se trouve la seule femme rentrée d'elle-même à la prison de Makala après l'avènement du 17 mai 2017.

A chaque demande de liberté provisoire, elle est victime de caprices judiciaires, de trafic d'influence, et d'ordres intempestifs. On constate des refus en série non motivés, des ordonnances hors délai légal, des déports et accrochages à la barre, du TGI/Matete, via la Cour d'Appel de Matete, jusqu'à la Cour Suprême de Justice.

Actuellement, Mme Nsamba Tshimanga a, sous RP 6.395 TGI/Matete, sollicité l'interprétation du jugement RP 6448 pour correction des erreurs matérielles.

Ne pouvant plus de ce calvaire injuste, elle et sa famille lancent un cri de détresse et implorent l'implication du Chef de l'Etat pour sa libération et pour que soit dite une justice indépendante devant faire cesser la confiscation injuste basée sur un inexistant et faux arrêt RMP 44/AG.

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