9 Août 2017

Congo-Kinshasa: Freddy Kita - "Cap sur les élections, pas de troisième dialogue"

Face à l'alternative du respect ou non du mot d'ordre de ville-morte, Kita Freddy, Vice-ministre à la Coopération internationale et, aussi, un des signataires de l'Acte de Genval, a tenu à donner de la voie à la presse.

Et, pour cet échange, l'homme ne se trouvait nullement chez lui, à la maison, encore moins terré dans un hôtel VIP. Kita était bel et bien à son bureau de travail.

Dans son message, Freddy Kita réaffirme l'unité du Rassemblement derrière Olenghankoy qu'il considère, du haut, selon lui, de sa qualité de sage du Rassop car, signataire de l'Acte de création de cette plateforme, comme étant le seul légitime président du Conseil des Sages de ce regroupement politique laissé par Etienne Tshisekedi.

Et, ainsi, il rejette le mot d'ordre venu de Limete. L'heure au Congo-Kinshasa, dit-il, n'est pas à des appels aux marches ou Dieu seul sait quelles autres manifestations de rue mais, plutôt, à la souscription au schéma des élections.

Des joutes électorales que la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- s'attèle, avec le concours du Gouvernement Brutshi, à organiser.

La mise en place du CNSA de Joseph Olenghankoy vient, en sus, compléter le décor du corpus devant régler le problème électoral. Notamment, confie-t-il, sur la problématique du vote en décembre 2017 ou au-delà.

C'est là, assure-t-il, une des dispositions pertinentes du compromis politique de la Saint Sylvestre qui, en son chapitre 4 point 2, octroie à la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement de large union nationale, donc celui de Bruno Tshibala, le pouvoir de tabler sur l'épineuse question des délais.

A savoir, s'il faille, par-dessus-tout, maintenir le cap d'avant décembre 2017 ou, en toute rationalité, il sera question d'entrevoir une rallonge. Le verdict de ces trois, ne serait, pour Kita, que pure application du compromis des discussions directes présidées par la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-.

A ses yeux, la force politique n'est pas à prouver par la rue mais, bel et bien, à travers les urnes. D'où, appelle-t-il les politiques à souscrire au processus électoral en cours et la population à ne pas se faire instrumentaliser. "La politique d'intimidation, celle consistant à faire peur à l'autre, est révolue. Il faut aller aux élections pour savoir qui est vraiment populaire", lance-t-il.

Nouveau parti

Bientôt, le paysage politique Rd Congolais devra noter l'entrée en jeu d'un nouveau parti. Il s'agit du Mouvement Populaire pour le Progrès Social -MPPS-. Une formation politique que chapeaute Freddy Kita.

Déjà, ce parti se trouve implanté dans plusieurs communes de la capitale, 24 sur les 26 que compte Kinshasa, s'il faut s'en tenir à ses propos.

Au Congo profond, aussi, le MPPS jetterait depuis quelques mois sa semence dans les cœurs. Laquelle ? C'est, entre autres, soutient-il, la lutte pour le mieux être social et intégral des congolais. "Dans notre mouvement, c'est le peuple qui aura le dernier mot.

Nous ne voulons pas avoir un parti politique comme des partis traditionnels. C'est dire un parti où le président-fondateur est là depuis la création de la formation politique sans bouger au sommet. L'alternance, moi je ne la conçois pas qu'au sommet de l'Etat tel que cela se veut avec le Président Kabila mais déjà à la base, même à la tête des partis politiques.

Nous ne voulons pas des partis sectaires. Il n'y aura pas des traitements des faveurs envers certains en défaveur d'autres", a dit Freddy Kita. "Notre lutte au Gouvernement est de mener le peuple vers des élections", a-t-il conclu.

Congo-Kinshasa

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