10 Août 2017

Afrique: Le FMI s'inquiète d'une possible dévaluation du Franc CFA

Le chef de mission du Fonds monétaire international au Gabon, Alex segura, l'a évoqué au regard de l'érosion des réserves de change des pays de l'espace communautaire.

En dépit de l'assurance de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac), le spectre d'une possible dévaluation du franc CFA plane de nouveau au-dessus des pays de la Communauté économique et monétaire de la d'Afrique centrale (Cemac).

La raison ? La courbe des réserves de change des six Etats membres de la Beac s'est considérablement inclinée ces dernières années, au point de susciter des inquiétudes même au niveau du Fonds monétaire international (FMI), quant à une possible dévaluation du Franc CFA.

Selon le quotidien gouvernemental gabonais l'Union, Alex Segura-Ubiergo, chef de mission du FMI au pays du président Ali Bongo Ondimba a envisagé un tel scénario au cours d'une conférence de presse tenue au terme d'une semaine de travail avec les autorités nationales et la société civile, fin juillet dernier.

Alex Segura-Ubiergo est particulière troublé du fait qu'en 2016, les pays de la Cemac ont perdu près de 500 millions de dollars de réserves de change chaque mois. Soit 6 milliards de dollar par an, équivalant à 3 300 milliards de francs CFA.

Plus inquiétant encore, les pays de la Cemac (Gabon, Cameroun, Tchad, République du Congo et Guinée équatoriale) ont subi une série de chocs de grande envergure : une forte baisse des prix du pétrole, des conflits civils dans certains pays, des flux de réfugiés et des sécheresses.

La croissance économique étant au plus bas depuis 20 ans, indique l'institution de Bretton Woods. Rien qui, à en croire le chef de mission du FMI au Gabon, ne mérite que l'on s'alarme trop longtemps.

Celui-ci propose d'ailleurs aux Etats membres de la Cemac « d'augmenter leurs recettes d'exportation pour sécuriser les réserves ». Car, préconise-t-il, il faut endiguer et régler définitivement l'érosion des réserves de change si la Cemac veut éviter une dévaluation du Franc CFA.

« La menace est réelle, a-t-il rappelé dans les colonnes de l'Union. Mais, poursuit-il, le FMI a pris les devants en affectant des fonds aux pays de la Cemac dans le cadre des programmes négociés ».

Ces fonds devant partiellement et impérativement servir à la reconstitution des avoirs extérieurs nets, dont l'érosion manifeste aurait pu déboucher sur un ajustement monétaire aux conséquences négatives.

La situation pourrait donc s'améliorer d'ici les prochaines semaines. Et « il ne revient qu'aux pays eux-mêmes de se mettre à l'abri d'une dévaluation en misant sur une gestion rigoureuse des flux financiers », avise Alex Segura-Ubiergo.

La réduction du déficit de la zone serait en bonne voie. Pour les premiers mois de 2017, les pertes de réserves de change ne représentent plus que 100 millions de dollars par mois. Soit, 550 millions de francs CFA.

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