10 Août 2017

Cameroun: Droits d'auteur de l'art musical

Les membres de la plateforme spéciale de mise en œuvre d'une société de gestion de droits d'auteur installés sur fond de dissidence le 07 août 2017 à Yaoundé par le ministre des Arts et de la Culture (Minac),

Professeur agrégé de Droit, Narcisse Mouelle Kombi le Minac est-il en train d'être « bouffé » à l'incandescent bouillon du doit d'auteur de l'art musical ? Et Philemon Yang, Premier ministre (PM) et magistrat Hors hiérarchie depuis les temps immémoriaux ? Alors que toutes les Assemblées générales électives et/ ou constitutive des autres catégories de droits d'auteurs et droits voisins d'auteur ont presque toutes été tenues sans incident majeur, le doigté et la finesse de Narcisse Mouelle Kombi, ajoutés à la grande puissance administrative du PM, se heurtent au labyrinthe du droit d'auteur de l'art musical. Décidemment, on n'en sort pas de ce vaste champ de mines et explosifs si soigneusement planté et arrosé par Ama Tutu Muna, prédécesseur de Narcisse Mouelle Kombi comme Minac.

Lundi dernier, Narcisse Mouelle Kombi, en était encore à installer une Plateforme dite spéciale de mise en œuvre de propositions pour la création de la société civile du droit d'auteur de l'art musical. Structure ad hoc intervenant après l'échec de la 1ère plateforme mise en place en avril dernier. Et la nouvelle plateforme qui a à sa tète une magistrate Hors hiérarchie, conseiller juge à la Cour suprême, Marie-Louise Abomo pour ne pas la nommer, n'a pas d'emblée, dissuadé les profonds désaccords sur la mise en place de la société du droit d'auteur dans l'art musical.

Dans la salle du Minac qui a abrité la cérémonie à Yaoundé, des absents, et non des moindres. Tous, ont paradoxalement été nommés le 30 juillet 2017 par Narcisse Mouelle Kombi, pour faire partie de la Plateforme spéciale : Sam Mbendé (pas présent à la Primature), Jean Pierre Essomé, Ama Pierrot, Ateh Bazor, Ekambi Brillant, Mbarga Soukouss, pour ne citer que ceux-là. Presqu'au même moment, de la cérémonie, ces derniers, étaient déjà chez Philemon Yang le PM.

Approché par Camer.be, Mbarga Soukouss avance que près de 400 artistes musiciens, sont contre la création d'une nouvelle société du droit d'auteur. « C'est la fusion Cmc - Socam qui est utile à nous tous. Les grands annonceurs que sont Orange, Mtn, Guinness, les Brasseries du Cameroun, avaient signé des conventions avec la Cmc. Et cet argent, dépasse cinq milliards FCFA. S'il y a donc liquidation, nous ne le percevrons pas », dit-il. Et de renchérir : « Bien plus, pour qu'une société de droit d'auteur soit reconnue par les instances internationales, il lui faut une existence de 10 ans. Avec donc une nouvelle société, nous serons perdants et pourtant, la Cmc est reconnue à l'international ».

En dépit de la bonne volonté de Narcisse Mouelle Kombi de rétablir la paix et l'ordre dans le droit d'auteur de l'art musical, il faut toutefois avouer que ce dernier, se heurte (sans doute à son insu) à l'inextricable champ de mines et d'explosifs si soigneusement semé et essaimé par Ama Tutu Muna qu'il a remplacée le 02 octobre 2015 comme ministre des Arts et de la Culture. Vivement qu'au terme des 10 jours qui lui sont impartis, la Plateforme spéciale conduite par Marie-Louise Abomo, ramène les cœurs des différents chefs de clans à la paix, et rende ainsi la copie qui sortira peut-être le droit d'auteur de l'art musical des sentiers battus.

Ci-dessous, des images de la cérémonie d'installation de la Plateforme, et celles des artistes ayant pris d'assaut la Primature

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