12 Août 2017

Madagascar: Ravalomanana à Toamasina - Le congrès du TIM interdit par le pouvoir

Le président national du TIM se trouve depuis jeudi à Toamasina.

Le préfet de Toamasina n'a pas autorisé la tenue du congrès régional du TIM prévu avoir lieu aujourd'hui au Magro.

Si le congrès régional du TIM qui vient récemment de se tenir à Manakara (pour les régions de vatovavy-Fitovinany et d'Atsimo Andrefana), celui qui doit avoir lieu aujourd'hui à Toamasina a été interdit par le préfet de Toamasina. Alors que le rendez-vous était prévu se dérouler dans une enceinte privée (Magro). En effet, suite à la demande d'autorisation de manifester formulée par le « Tiako I Madagasikara » dans le cadre de la décentralisation de la célébration de son 15eanniversaire, le préfet de Toamasina a répondu par une note en date du 09 août 2017 interdisant « impérativement toutes sortes de réunion, attroupement et manifestation dans la ville de Toamasina pendant la journée du samedi 12 août jusqu'à nouvel ordre notamment pour les événements à caractère politique ». Cette note a été prise « suite au procès-verbal de réunion de l'OMC du 09 août 2017, pour des raisons de sauvergarde de l'ordre et de la sécurité publique ».

Bataille judiciaire. Une bataille judiciaire a été vite engagée entre le TIM et le préfet de Toamasina Cyrill Rabenandrasana. Le premier a ainsi attaqué la décision du second devant le tribunal administratif de Toamasina. Deux requêtes ont été déposées, l'une tendant à l'annulation de la note du préfet, et la seconde demande le sursis à exécution de ladite note. Et puisque l'article 69 de la Loi Organique n° 2001-025 relative au Tribunal Administratif et au Tribunal Financier stipule que « les effets de la décision, objet de la demande de sursis sont suspendus à compter de la date du dépôt de la requête jusqu'à la notification du jugement », la note du préfet ne s'applique pas. Autrement dit, si aucune suite judiciaire n'est donnée au dépôt de ces deux requêtes, le TIM pourra organiser demain à Toamasina son congrès régional.

Ordre public à deux vitesses. Devant la décision du préfet de police d'Antananarivo et celle de son homolgue de Toamasina, on est obligé de croire en un ordre public à deux vitesses à Madagascar. Le TIM a été deux fois interdit de célébrer son 15e anniversaire au stade municipal de Mahamasina. La raison d'ordre public a été évoquée. Une semaine après, la même célébration a été autorisée à Manakara, mais une semaine après, elle est de nouveau interdite à Toamasina. Manakara a-t-il son propre ordre public ? A noter qu'Antananarivo et Toamasina ne vivent pas dans un contexte particulier. Il n'y a ni situation d'exception, ni sérieux menaces à l'ordre public. Pour une partie de l'opinion, le DFP (Dinika ho Fanavotam-Pirenena) d'avoir organisé une conférence-débat sur l'exercice des libertés publiques à Madagascar.

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