12 Août 2017

Sénégal: Elections législatives du 30 juillet 2017 - « Manko Taxawu Sénégal » fait la synthèse de son recours

Non content de l'organisation des élections législatives du 30 juillet dernier, la coalition « Manko Taxawu Sénégal » a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel, ce mercredi, pour demander l'invalidation du scrutin dans plusieurs départements. Face à la presse, les camarades de Khalifa Sall ont fait la synthèse de leur recours et disent attendre la décision des 7 sages d'ici à lundi.

Constatant plusieurs irrégularités dans l'organisation des législatives, « Manko Taxawu Sénégal » a saisi le Conseil constitutionnel d'une requête aux fins de contestation de la régularité des opérations électorales. La requête a été déposée le 9 août. Lors d'une conférence de presse, hier, les responsables de cette coalition ont fait la synthèse de leur mémorandum de contestation. Selon le porte-parole du jour, Moussa Taye, la requête demande, à titre principal, l'annulation du scrutin en invoquant le moyen tiré de la violation des dispositions des articles L 53 et L 78 du code électoral et des articles R 47 et R 69 du décret portant partie réglementaire du code électoral.

Au titre subsidiaire, Moussa Taye indique que la requête demande au Conseil constitutionnel d'annuler les procès-verbaux dans certains bureaux de vote de certains centres de vote dans les communes de Biscuiterie, de Grand-Dakar, Hann-Bel-Air, de Patte d'Oie, des Parcelles assainies, de Plateau et de Yoff, en invoquant la violation de l'article L 69. Moussa Taye rappelle qu'il y a eu, dans ces bureaux de vote, « la non-conformité entre le fichier électoral remis aux présidents des bureaux de vote et à la Cena et le fichier électoral transmis aux partis et coalitions de partis sur support papier et par support numérique », de même que « des écarts non justifiés entre le nombre de votants mentionnés sur les procès-verbaux de dépouillement et le nombre de votants comptabilisés sur les listes d'émargement des électeurs ».

A l'intérieur du pays aussi, la coalition a demandé au Conseil constitutionnel l'annulation des procès-verbaux de dépouillement des départements de Kolda, Foundiougne et Tivaouane au motif que les écarts non justifiés entre le nombre de votants et le nombre d'enveloppes trouvés dans l'urne entachent la sincérité des résultats proclamés dans lesdits départements. La liste de Khalifa Sall demande, en plus, l'annulation des procès-verbaux de dépouillement des départements de Louga, Gossas et Kaffrine au motif que les écarts non justifiés entre le nombre d'enveloppes trouvées dans l'urne et le nombre de votants entachent la sincérité et la régularité des résultats proclamés dans lesdits départements. La même requête a été formulée pour les procès-verbaux de dépouillement des départements de l'Europe du Sud, de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale au motif de la violation de l'article L337 du code électoral.

Auparavant, Moussa Taye avait soutenu que « ces manœuvres frauduleuses sont illustrées par des actes et faits précis imputables au ministre de l'Intérieur, avec la complicité active de l'administration territoriale ». A Dakar, les alliés du maire de la ville continuent de dénoncer l'utilisation massive des ordres de mission. « Dans le département de Dakar, près de 7500 ordres de mission ont été utilisés et ont servi dans une entreprise de fraude. Rien que pour les communes de Dakar-Plateau, Yoff, des Parcelles assainies, plus de 3000 ordres de mission ont permis aux militants voltigeurs de la coalition au pouvoir de voter plusieurs fois dans des bureaux où ils n'étaient pas régulièrement inscrits », argue-t-il. La coalition qui a déposé son recours attend la décision du Conseil constitutionnel.

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