12 Août 2017

Cameroun: Quand jeunesse peut...

Photo: Afdb
Photo représentant la jeunesse

« ... Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. » La jeunesse camerounaise semble s'être appropriée ces propos du président John Fitzgerald Kennedy. Elle qui, pendant longtemps, est restée attentiste, espérant que tout lui tombe cuit dans le bec : opportunités d'emploi, promotion dans l'échelle sociale, accompagnement dans divers projets, aides financières divers, meilleures perspectives professionnelles...

Dans un contexte où le diplôme seul, pour ceux qui en ont, ne suffit plus et la Fonction publique ne pouvant pas absorber le plus grand nombre, beaucoup ont compris qu'il faut désormais faire preuve d'ingéniosité et de créativité. Pour susciter des emplois de qualité. D'ordinaire plus touchés par le chômage que les autres actifs, les jeunes sont les premières victimes d'une situation économique dont la virulence ne fait qu'accentuer le caractère alarmant de leur situation.

Le nombre de demandeurs d'emplois de moins de 25 ans ne cesse d'augmenter chaque année. Les pouvoirs publics en sont conscients, eux qui ne ménagent aucun effort pour caser le maximum de jeunes possibles. Programme d'appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer U), Programme intégré d'appui aux acteurs du secteur informel (Piaasi), Projet d'insertion socioéconomique des jeunes par la fabrication de matériel sportif (Pifmas), des milliers de places par voie de concours à la Fonction publique : le gouvernement multiplie les initiatives.

Au-delà, le Salon international de la jeunesse est une belle initiative pour cette catégorie sociale qui en veut pour montrer au monde entier ce qu'elle a dans le ventre : talents, capacités, savoir-faire, génie créateur... « La quête d'un emploi doit se faire de manière intelligente. Tout le monde veut travailler dans un bureau alors que les secteurs comme l'agriculture, l'élevage ou l'artisanat offrent de bonnes perspectives et de véritables trajectoires professionnelles. Quand je pense au million de francs que mes parents ont jeté dans une formation qui ne m'a rien apporté, j'ai beaucoup de regrets. Avec moins de 200 000, j'ai pu monter une affaire florissante qui me permet d'employer deux autres jeunes aujourd'hui », relève fièrement Octavie F. qui a développé une petite entreprise spécialisée dans la livraison de produits agricoles de qualité.

Parfois, il suffit simplement d'y penser. Ce n'est qu'à cette condition là que beaucoup de jeunes se feront une place au soleil et contribueront au développement socioéconomique du Cameroun.

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