14 Août 2017

Congo-Kinshasa: DGDA, DGI et DGRAD - La paie de la rétrocession confirmée

Ainsi, en a décidé le Gouvernement de la République qui, visiblement, a entendu le cri de cœur de l'intersyndicale de la DGDA, DGI et DGRAD.

Vendredi 11 août, en effet, ces trois régies financières de la République Démocratique du Congo donnaient un ultimatum de 72 heures au Ministre des Finances afin qu'une solution soit trouvée au sujet de l'opération retour de 5% sur les recettes réalisées aux mois de juin et juillet 2017 ainsi que celles des pétroliers producteurs.

Des informations glanées auprès des sources officielles, il ressort que le Gouvernement compte payer cette rétrocession au courant de cette semaine. Pourquoi ce retard ? La raison est bien simple. Il était question, au niveau du Gouvernement, de freiner la dégringolade du Franc Congolais face au dollar américain.

Pour ce faire, il fallait éviter de mettre en circulation, tout d'un coup, des masses importantes de Francs Congolais. Voilà pourquoi, le Gouvernement a adopté cette politique qui aura permis, à brève échéance, de ramener le taux de change de 1700 FC à 1500 FC.

Ce n'était donc pas, renchérit une source, par mauvaise foi, ni moins encore par incapacité que le non-paiement a été constaté. Il s'agit, par-dessus tout, de sauver les fondamentaux de l'économie congolaise et de protéger, par ricochet, le pouvoir d'achat de la population.

Cette nouvelle va assurément apaiser des esprits. C'est ce lundi que l'ultimatum donné par l'intersyndicale de la Direction Générale des Douanes et Accises -DGDA-, la Direction Générale des Impôts -DGI- et de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation -DGRAD- au Gouvernement. Ce retard n'était pas le fruit d'un mauvais génie.

Loin de là, pour sauver les meubles, Bruno Tshibala et toute son équipe avaient adopté une ligne de combat pour mettre fin à la descente aux enfers du Franc Congolais qui, peu-à-peu, conduisait l'économie congolaise vers des horizons peu enviables. Oui, la survie du pays exigeait la création, avant toute chose, des conditions devant mettre fin à cette dégringolade de la monnaie nationale.

Stabiliser l'économie

Le gouvernement, très préoccupé par la chute des prix des principaux produits d'exportation, avait annoncé le 26 janvier dernier, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Conseil des ministres présidée par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, un train de mesures visant à stabiliser et à relancer l'économie nationale, confrontée aux effets négatifs de la conjoncture internationale difficile.

Le Trésor, indiquent des sources qualifiées, a perdu 1,3 milliard $US en début de l'exercice budgétaire 2016, entraînant une chute marquée par des exportations et des réserves internationales ainsi qu'une contraction des réserves de change.

Le Gouvernement devait donc, parer, au plus pressé, dans un contexte difficile dû, pour l'essentiel, à des causes exogènes. Il fallait prendre le taureau par les cornes et agir.

Suivant les orientations du Président de la République, le Gouvernement a mis en œuvre ces mesures par l'application des actions correctives visant à stabiliser la situation économique.

D'où, d'une part, le gel de paiement et l'amélioration de la qualité de la dépense et, d'autre part, l'accélération du processus de mobilisation des recettes publiques.

Cette politique, assure-t-on, porte déjà ses fruits. Alors que tout le monde redoutait que la monnaie nationale atteigne la crête fatidique de 2000 FC pour 1 dollar, c'est plutôt à un mouvement inverse auquel on assiste.

L'option est levée

Le Franc congolais est en train de se stabiliser autour de 1500 FC/le dollar. Et, au cœur de tous ces dispositifs, il y a le ministère des Finances. Ici, à l'instar du patron de ce département, on ne lésine pas sur les moyens à utiliser pour faire respecter les 28 mesures économiques initiées par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila.

Les exigences des régies financières ont été entendues. Durant le Conseil des ministres du vendredi 11 août, sous la présidence du Chef de l'Etat, Joseph Kabila, "le Gouvernement a décidé, en vue de lutter contre la dépréciation monétaire, un encadrement rigoureux des dépenses publiques et l'appui du processus de rapatriement de 40% de recettes d'exportation et leur injection réelle dans l'économie nationale ", a-t-on indiqué. D'où, la paix devrait regagner les esprits dans toutes les régies financières.

Congo-Kinshasa

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