14 Août 2017

Tunisie: «Layouni aurait pu participer à la finale»

Objectif atteint

Abdessalem Layouni est détenteur du record de Tunisie. Un record datant de 30 ans. Il a décroché le minima, en effectuant un chrono de 1:45.63 obtenu à Oordegem-Lede en Belgique.

Notre objectif lors de ces mondiaux était de se qualifier pour les demi-finales. Et de réaliser une grande performance, dans le cas où la course se déroulerait avec un grand tempo. Donc, il a pu assurer la qualification lors des séries, en terminant quatrième. Ainsi, il a pu être repêché au temps. Par contre, il n'a pas pu améliorer son temps, puisque la course était très tactique. Mais le fait de se qualifier était une grande performance. Et même les Français présents sur place me félicitaient pour cette performance.

Le sélectionneur national enchaîne : «Pour sa première participation, Layouni n'a pas démérité. Il n'a que 23 ans et l'avenir est devant lui, à condition qu'il soit bien encadré. Malgré que les préparatifs pour ces mondiaux ne fussent pas ceux que l'on espérait. On avait planifié un programme de préparation qui malheureusement n'a pas été réalisé, faute de moyens.

On avait prévu de faire un stage à Font-Romeu, dans les Pyrénées-Orientales en France. Puis il était question de partir au Maroc. Mais ça c'est passé autrement. Il y avait beaucoup de perturbations autour de la préparation. A ce niveau-là, c'est à l'entraîneur de mettre en place son programme, ensuite on peut faire une évaluation au terme des Championnats du monde. Je peux affirmer que si Abdessalem Layouni avait tous les moyens à sa disposition, il aurait été finaliste sur le 800 m».

Des conditions défavorables !

«On avait donc la contrainte de rester à Tunis pour nous préparer, alors qu'il faisait 45° en plein mois d'août ! Notre hôtel était un peu loin du lieu d'entraînement. On avait des difficultés par rapport à la gestion du temps entre les entraînements et la récupération. Le matériel de musculation mis à notre disposition était insuffisant. Bref, des conditions inappropriées pour des athlètes de haut niveau. Ensuite, on a fait le déplacement à Londres sans être accompagné par un kiné !», a-t-il ajouté.

Retenir les leçons

A titre d'exemple, il y a trois semaines, Abdessalem Layouni, étant inscrit dans un club en France, a devancé Pierre-Ambroise Bosse, au niveau du classement général. Quand on sait après que le Français est devenu champion du monde sur 800 m à Londres ! Notre invité projette sur ce qui doit être fait dans l'avenir :

«Il faudra surtout retenir les leçons de ces Mondiaux. Planifier des programmes et les mettre en application pour aboutir à des résultats. Admettre que le haut niveau est une question de mentalité, et de mode de vie. Savoir gérer le quotidien des athlètes que ce soit au niveau des blessures, ou bien au niveau mental. Car un athlète qui ne se sent pas en confiance, ne sera jamais un gagneur!

Certes, il y a du travail effectué au niveau des jeunes, des clubs aussi. Mais en contre-partie, il faudra créer un département spécifique pour les athlètes de haut niveau. Chose qu'on n'a pas encore en Tunisie. Evidemment, cela nécessite un budget à part. Et surtout une nouvelle approche pour les athlètes d'élite. Néanmoins, il y a des points positifs à relever, notamment ma coopération avec M. Lotfi Bouguerra au sein du comité de suivi scientifique. Cela reste de bon augure pour la suite.

Enfin, Abdessalem Layouni est un athlète d'avenir qui est capable d'aller très loin. Il peut être parmi les meilleurs du monde, à savoir parmi les cinq premiers, d'ici 2020».

Tunisie

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