15 Août 2017

Zimbabwe: Grace Mugabe devant un tribunal sud-africain pour une agression

Photo: allafrica.com
La première dame du Zimbabwé, Grace Mugabe et Gabriella Engels, la fille qu'elle a agressée en Afrique du Sud.

L'épouse de Robert Mugabe s'est présentée aux autorités sud-africaines ce mardi 15 août. Grace Mugabe est soupçonnée d'avoir frappé deux femmes, dimanche soir dans un hôtel de Johannesburg. Elle doit comparaître ce mardi après-midi devant la justice.

Grace Mugabe, la très influente épouse du chef de l'État le plus âgé de la planète, s'est rendue à la police sud-africaine ce mardi 15 août au matin. Mais elle « n'est pas en état d'arrestation car elle a coopéré », précise le ministre sud-africain de la Police, Fikile Mbalula.

Soupçon d'agression

« Les citoyens étrangers doivent comprendre qu'ils ont des responsabilités, surtout ceux qui ont des passeports diplomatiques. Je ne peux pas me rendre au Zimbabwe, tabasser quelqu'un et attendre que l'affaire disparaisse », a cependant souligné le ministre, avant d'annoncer que la première dame zimbabwéenne sera présentée devant un tribunal de Johannesburg ce mardi dans l'après-midi.

Les faits qui sont reprochés à Grace Mugabe sont pour le moins rocambolesques. Gabrielle Engels, une jeune femme, l'accuse d'avoir fait irruption dans sa chambre d'hôtel dimanche soir et de l'avoir frappé, elle et l'une de ses amies. Une plainte a été déposée. « On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper. J'ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l'argent grâce à mon look », a affirmé Gabriella Engels au quotidien sud-africain The Times.

Le ZANU-PF défend la première dame

Les autorités zimbabwéennes n'ont pour l'instant pas réagi officiellement à cette affaire. En revanche, le ZANU-PF, le parti au pouvoir dont est également membre Grace Mugabe, s'est exprimé sur les réseaux sociaux. « Nous pouvons confirmer qu'il y a eu une altercation mineure entre un agent provocateur et la camarade Grace Mugabe », peut-on lire sur le compte Twitter du ZANU-PF, dans un message diffusé ce lundi 14 août.

Puis, après avoir pourtant affirmé « ne pas souhaiter relayer les rumeurs » sur cette affaire et laisser la place uniquement aux porte-parole officiels, le compte du ZANU-PF a publié une bordée de messages prenant la défense de la première dame zimbabwéenne.

« Nous sommes des protecteurs des droits de l'homme, et en particulier des droits des femmes. En fait, l'un des successeurs possibles de Mugabe est une femme », écrit même le ZANU-PF dans un de ses derniers messages. Grace Mugabe, âgée de 52 ans, est la présidente de la branche « Femmes » du ZANU-PF. Elle est aussi considérée comme la favorite de son époux pour lui succéder à la tête du Zimbabwe.

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