16 Août 2017

Congo-Kinshasa: Participation au CNSA - Difficile compromis au sein du Front pour le respect de la Constitution

Le MLC, qui conduit cette plateforme, s'oppose à la position de ses alliés, d'intégrer la structure présidée par J. Olenghankoy.

Réunis en Assemblée extraordinaire, lundi 14 août 2017 au Palais du peuple, les partis membres du Front pour le respect de la Constitution (hormis le MLC) ont levé l'option de participer au Conseil National de Suivi de l'Accord du 31 décembre et d'occuper le poste de vice-président qui lui est attribué. C'est la décision qui est prise à l'issue de ces assises.

À cette occasion, cette plateforme politique affirme reconnaitre l'autorité de Joseph Olenghankoy au poste du président du CNSA conformément à l'Accord de la CENCO. Pour Félix Kalala, l'un des membres : « Le Front pour le respect de la Constitution accepte le poste de vice-président du CNSA et le confie à Me Jérôme Lumuna Ndubu, rapporteur général du Front, qui l'accepte à son tour. Le Front reconnaît l'autorité de M. Joseph Olenghankoy en tant que président du CNSA ».

Dans la foulée, le Front exige du président de la République, du président du CNSA et du président de la CENI, une « concertation en vue d'un consensus pour un calendrier électoral réaliste devant permettre de conduire le peuple congolais aux élections démocratiques, transparentes et crédibles dans un climat apaisé.

Cependant, au sein du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC), on ne voit pas la chose de cet œil. Preuve : aucun membre du MLC n'a participé à cette rencontre. Et pourtant, c'est le parti leader de ce regroupement politique.

Pour rappel, le Front pour le respect de la Constitution avait rejeté le poste du vice-président du Conseil national de suivi de l'Accord et du processus électoral. L'un des cadres du MLC, Jacques Djoli, avait indiqué que l'approche de la désignation de l'animateur de cette institution ne respectait pas la démarche prescrite par l'arrangement particulier.

Jacques Djoli durcit le ton

Devant la désolidarisation survenue au sein du mouvement, le professeur Jacques Ndjoli signe et persiste que le Front pour le respect de la Constitution piloté par le MLC et alliés n'est pas concerné par la déclaration d'adhésion au Conseil National pour le Suivi de l'Accord du 31 décembre (CNSA), dans son format actuel.

Intransigeant, l'inspecteur général du MLC, le sénateur Jacques Djoli, estime que la désignation des personnes qui vont diriger le CNSA a été faite en violation de l'esprit de l'Accord du 31 décembre. Il fait remarquer que cette déclaration faite lundi 14 août n'engage que certains individus qui recherchent des postes.

«S'il y a des individus ou des particuliers qui veulent, pour des raisons personnelles, occuper des fonctions ou des postes, ça n'engage que ces personnes elles-mêmes. Ce qui est important, c'est l'esprit de l'accord, le processus électoral qui doit être piloté de manière consensuelle avec un organe crédible, géré de manière neutre. Malheureusement, la désignation des personnes qui vont diriger cette institution s'est faite en violation de l'esprit de l'accord et des engagements pris par les uns et les autres. Ce qui fait que cela ne nous engage pas», précise Jacques Djoli.

L'ancien vice-président de la Céni fait remarquer que des personnes qui rendent publiques des décisions de cette plateforme sont connues. Préoccupé, Jacques Djoli précise que le Front pour le respect de la Constitution est une plateforme qui fonctionne sur la base des statuts notariés. « Les personnes qui peuvent engager le Front sont connues. Si un individu veut, au nom d'un Front qu'il a inventé, occuper un poste, ça n'engage que cet individu », a-t-il martelé.

Congo-Kinshasa

Les chancelleries occidentales présentes dans le pays montent au créneau

Les chancelleries occidentales présentes en RDC (UE, Etats-Unis, Suisse, Canada) se disent « vivement… Plus »

Copyright © 2017 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.