17 Août 2017

Cameroun: Arrestation de Zambo Amougou - La riposte de la CSTC transmise à Paul Biya

Depuis le Mercredi 16 Août 2016, la plus grande centrale syndicale des travailleurs au Cameroun avec plus de 2500 délégués du personnel dans plusieurs entreprises a envoyé un courrier au Chef de l'Etat pour s'insurger une énième fois de l'arrestation arbitraire de leur leader et fixer dans cette dernière lettre aux allures de dernière sommation les aspirations futures si le Camarade Zambo Amougou n'est pas libéré afin de comparaitre libre.

Cette dernière revendication qui s'accompagne de plusieurs autres, participent à la volonté républicaine de pouvoir dialoguer afin d'éviter l'irréparable qui puisse survenir dans les prochains jours.

Pour arriver à cette ultime décision de demander une intervention du Chef de l'Etat, le cadre idoine aura été la convocation d'un Conseil Syndical qui aura vu la participation de plusieurs syndicats de travailleurs venus de 7 régions du Cameroun. La stratégie de la CSTC étant de faire participer, le cas échéant, tous les acteurs sociaux à la revendication pour la mise en liberté pour une comparution libre de leur leader. Malgré toutes ses précautions d'usage, quelques sons discordants seront tout de même observés.

En premier le Président de la CSTC par intérim à savoir BALOMOG Edouard qui va renchérir en expliquant à la presse qu'il n y aura aucune manifestation pour défendre les droits du camarade Zambo Amougou. Ce dernier rattrapé par le camarade Bama Celestin qui va très vite évoquer une stratégie en gestation non encore dévoilée par la CSTC pour la suite en attendant la réponse du Chef de l'Etat. Ce qui permettra à plusieurs représentants des travailleurs de comprendre que le complot pour embastiller leur Leader avait semble-t-il déjà atteint des profondeurs importantes.

S'il faut noter qu'avant son arrestation le Camarade Zambo Amougou a plusieurs fois transmis des correspondances en haut lieu de la république pour dénoncer cet acharnement sur sa personne, il faudrait également avoué que ces lettres n'ont pas ralenti les volontés et velléités des comploteurs. Désormais sur le champ syndical, le problème Zambo Amougou, d'après ses camarades sera défendu dans le strict respect des lois et conventions ratifiés et d'application obligatoire par la Cameroun.

Arrêté depuis le Vendredi 14 Juillet 2017 et accompagné à la prison centrale de Kondengui pour y être embastillé après la délivrance d'un mandat de détention provisoire de 6 mois, ce sera le Lundi 16 Juillet 2017 qu'il sera officiellement enregistré comme détenu ou encore prévenu. Pire encore, c'est plusieurs jours plus tard qu'une plainte de la Maetur à travers son Directeur General sera déposée au Tribunal Criminel Spécial alors que Zambo Amougou était déjà en prison.

D'après certaines indiscrétions, le juge d'instruction justifiera cette procédure par la saisine du Tribunal criminel spécial d'une dénonciation pour agir. Dénonciation faite, d'après nos informations, par le même Directeur de la Maetur qui reviendra par la suite déposer une plainte. A quoi joue-t-on ? Quelle justice pour notre avenir ? Pour l'instant en attendant la réponse fatidique du Chef de l'Etat, rappelons juste que la CSTC est un monstre social qui détient les leviers nationaux de la révolte des travailleurs. Pour la défense de leur leader jusqu'où pourrait-il aller ?

Cameroun

72e Assemblée générale de l'Onu - Au cœur du débat

Le débat général s'est ouvert hier à New York en présence du président de la… Plus »

Copyright © 2017 Camer.be. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.