18 Août 2017

Burkina Faso: Données personnelles - Des députés outillés pour mieux légiférer

La Commission de l'informatique et des libertés (CIL), a organisé, le jeudi 17 août 2017 à Ouagadougou, un séminaire de sensibilisation des députés à la protection des libertés individuelles et la vie privée.

La problématique de protection des données personnelles n'est plus un secret pour les députés membres de la Commission des affaires générales institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) et de la Commission de défense et sécurité (CODES). Les élus nationaux de ces deux commissions ont bénéficié, le jeudi 17 août 2017 dans la capitale burkinabè, d'une formation à la protection des libertés individuelles et la vie privée à l'ère du numérique. Ce séminaire rendu possible grâce à la Commission de l'informatique et des libertés (CIL) a permis aux parlementaires de revisiter la loi 010-2004/AN du 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel, de s'approprier les actions de la CIL depuis 2007. Il a aussi permis de mieux cerner les enjeux liés à la protection des données personnelles à travers les médias, les réseaux sociaux et les téléphones portables.

Pour la présidente de la CIL, Marguerite Ouédraogo/Bonané, cette session vise aussi à faire un lobbying auprès de l'Assemblée nationale sur la relecture de la loi 010 en vue de l'améliorer. A l'écouter, après une dizaine d'années de pratique, il est nécessaire de corriger les insuffisances et de prendre en compte les récentes évolutions des textes au niveau de la CEDEAO, avec l'adoption en 2011 de l'acte additionnel relatif à la protection des données personnelles.

A ce propos, elle a parlé de renforcement de sanctions car les dispositions actuelles de la loi ne sont pas contraignantes pour les cybercriminels. Un avis partagé par le 1er vice-président de l'Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara car, a-t-il relevé, le net est devenu l'instrument d'une cybercriminalité au service des délinquants qui se cachent derrière l'anonymat inhérent au domaine pour commettre leurs forfaits.

« Le phénomène de piraterie est encore plus critique pour les pays africains où des millions de citoyens parlent à peine la langue officielle. Les députés légiféreront le moment venu de façon utile » a-t-il rassuré. Me Sankara a, en outre, soutenu que les élus nationaux mettront à profit ces connaissances acquises pour sensibiliser les concitoyens à la piraterie et la manipulation à travers le numérique.

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