19 Août 2017

Madagascar: Le terrorisme frappe de nouveau en Europe

C'est encore une semaine marquée par la volonté du régime d'éclaircir son horizon politique qui vient de s'écouler.

La presse favorable au régime s'est focalisée sur la fortune de l'homme d'affaires Mamy Ravatomanga. Elle n'a pas ménagé ce proche de l'ancien président de la transition, lançant des accusations à peine voilée sur la manière dont il a constitué son empire financier. Certains commentateurs pensent qu'à travers lui, c'est cet homme politique que le pouvoir essaie d'atteindre. Jusqu'à présent, cependant, il a fait sienne l'adage : « La parole est d'argent, le silence est d'or », ne répondant à aucune de ces attaques. Le président de la République, pour sa part, continue ses apparitions publiques. En se rendant à Andralanitra, dans le centre du père Pedro, il a rassuré ce dernier qu'il l'aiderait dans son combat contre la pauvreté. Petit à petit, la stratégie de campagne pour l'élection présidentielle de 2018 se met en place.

L'inauguration des nouveaux générateurs installés par « Symbione Power » à la centrale électrique de Mandroseza laisse penser que la résolution des problèmes de la Jirama est en bonne voie. La rivalité avec Marc Ravalomanana, son rival déclaré, se manifeste sur un terrain qui peut à terme lui aliéner la sympathie d'une partie de l'opinion. La manière peu élégante avec laquelle ce dernier et son épouse ont été délogés de leur suite dans un hôtel d'Antsiranana pour laisser la place au chef de l'Etat et à sa délégation a suscité de nombreux commentaires indignés. On peut penser qu'il s'agit d'un excès de zèle de son staff, mais le mal est fait.

Sur le plan international, c'est de nouveau le terrorisme et ses méfaits qui se sont invités brutalement dans l'actualité. Tous les analystes avaient affirmé que les défaites de DAESH en Irak et en Syrie allaient provoquer une réaction meurtrière de cette organisation. C'est par le biais d'attentats en Europe qu'elle allait se manifester. Cette fois-ci, c'est en Espagne qu'elle a frappé. Les deux attentats qui ont eu lieu avant-hier soir à Barcelone et à Cambrils ont plongé dans l'effroi les nombreux touristes présents en ce moment dans la péninsule ibérique. Une fois de plus, les morts et les blessés se sont comptés par dizaines.

Cette tragédie a quelque peu éclipsé les problèmes rencontrés par le président Donald Trump qui est empêtré dans ses contradictions et qui voit petit à petit ses soutiens l'abandonner. En France, on ressent avec beaucoup d'émotion cet acte terroriste meurtrier. Le souvenir des épreuves traversées l'année dernière est toujours aussi cuisant et tous se sentent solidaires des victimes. Et ce, d'autant plus qu'il y a des Français parmi eux.

14 morts et une centaine de blessés. Les services de sécurité espagnols s'y attendaient car, comme leurs homologues des autres pays européens, ils avaient été prévenus de l'imminence d'actes terroristes. Comme à Nice ou à Londres, c'est la méthode du camion bélier qui a été utilisée. Le véhicule a foncé dans la foule et a fauché les nombreux touristes sur l'avenue de Barcelone, faisant une dizaine de morts et de nombreux blessés. Le processus a été le même à Cambrils. La police a abattu quatre terroristes et n'a pu appréhender le cinquième qui a réussi à s'échapper. L'émotion a été vive dans la population. On dénombre une trentaine de nationalités parmi les victimes. Le premier ministre Mariana Rajoy a annoncé que trois jours de deuil national étaient décrétés.

L'actualité internationale prend en cette fin de semaine le pas sur les péripéties de notre vie politique nationale. La guerre qui se poursuit au Moyen-Orient entre la coalition et l'organisation de l'Etat islamique a des répercussions sanglantes sur les pays qui luttent contre cette dernière. C'est une véritable épée de Damoclès qui est suspendue sur les nations occidentales décidées à éradiquer le terrorisme. Madagascar est, Dieu merci, épargné par ce fléau.

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