19 Août 2017

Ile Maurice: Animaux maltraités - une vie de... chien

Attacher son chien toute la journée, priver son animal de compagnie de nourriture, s'acharner sur lui... Ce sont tous des crimes punissables par la loi.

Pourtant, les organisations non gouvernementales (ONG) pour la protection des animaux doivent souvent intervenir pour qu'un cas soit rapporté à police et à l'Animal Welfare Unit. Le dernier en date, un chat pendu par un habitant de La Tour Koenig, a choqué plus d'un cette semaine. La presse a rapporté pas moins de cinq cas de maltraitance d'animaux depuis le début de l'année et bien d'autres ne sont jamais rapportés. Cela, car beaucoup ignorent ce que dit la loi.

Des cas précédents

En janvier, l'express a raconté la terrible histoire de deux American Staffordshire, Ginger et Diesel, à Calodyne. Ces chiens ont été agressés à coups de bloc et de sabre et brûlés avec un chalumeau. Ce n'est qu'après plusieurs interventions chirurgicales et des semaines de repos qu'ils ont pu s'en remettre. Les bêtes, cinq ans, portent toujours les séquelles de leur agression.

Une autre famille, à Riche-Terre, a également vu ses animaux maltraités par un voisin. Ce dernier a égorgé les chiens et empoisonné les chats de cette famille. Celle-ci a porté plainte à la police. De plus, à Cassis, un chien a été victime de maltraitance car il «aboyait trop», selon son agresseur. Par ailleurs, en juillet, une habitante de Goodlands a adopté des chiots avant de les abandonner dans un champ de canne. Puis, il y a eu Bouldou, mutilé et battu à mort fin juillet par le voisin de son propriétaire.

Le chat pendu à La Tour Koenig

La photo du chat pendu à La Tour Koenig cette semaine a fait le buzz sur Facebook. L'animal a pu s'en sortir après que des voisins se sont mobilisés pour l'aider. À hier, le chat marchait avec beaucoup de difficulté. Selon la personne qui a posté cette photo, ce n'est pas la première fois que l'auteur de cet acte, un habitant de la localité de 75 ans, s'en prend à des bêtes.

Selon nos informations, le présumé agresseur aurait du mal à supporter les animaux car ces derniers feraient trop de bruit. Le septuagénaire aurait commencé il y a environ quatre ans par les chats de ses voisins. Il aurait également empoisonné des chiens. La police est déjà intervenue après l'alerte d'une habitante de la localité, mais il était trop tard. «Les policiers ont coupé le fil qui retenait le chat au portail et puis, plus rien», souligne-t-on.

Ce que dit la loi

Depuis 2013, l'Animal Welfare Act punit tous les cas de maltraitance envers les animaux. Battre un animal de compagnie, l'abandonner, l'attacher toute une journée ou avec une chaîne trop courte, ne pas le nourrir, le négliger et le priver de soins et d'un abri adéquat sont autant de crimes punissables.

La loi interdit de tuer, d'agresser, de mutiler, de torturer ou d'imposer toutes sortes de torture aux bêtes. Inciter des animaux à se battre ou à attaquer des humains ou encore organiser des combats sont également défendus.

Un propriétaire n'a pas non plus le droit de garder un animal dans une cage ou une structure qui entrave ses mouvements. Il ne peut pas non plus l'exposer à des maladies contagieuses et l'abandonner s'il est malade. Laisser une bête mourir dans un lieu public est également punissable.

Plusieurs cas rapportés

Selon Sameer Goolam, président de Second Chance Animal Rescue, ils sont souvent alertés pour des cas de maltraitance d'animaux. Notamment par des voisins. Ils préfèrent alors parler aux propriétaires des bêtes. L'ONG reçoit une dizaine de cas de maltraitance par mois.

Amende de Rs 15 000 et prison

Si une personne est trouvée coupable de maltraitance d'animaux, elle risque une peine d'emprisonnement de six mois et une amende ne dépassant pas Rs 15 000. Les peines dépendent cependant de la gravité du crime.

Les ONG

Il y a plusieurs ONG qui luttent contre la maltraitance des animaux à Maurice. Elles sont notamment Second Chance Animal Rescue, Adopt Save a Life, Claws, Angels of theVoiceless.

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