19 Août 2017

Cameroun: Autoroute Yaoundé-Nsimalen - Déjà un échangeur

La section d'environ 11 km en rase campagne avance bien. Seul hic, la libération des emprises sur les trois derniers kilomètres.

Ça y est, le premier échangeur de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen est sorti de terre. L'ouvrage sis au carrefour Nsimalen a fière allure. Et d'ici peu, les automobilistes en provenance ou en direction de Mbalmayo pourront passer sous cet échangeur. Dans le même temps, les passagers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pourront, dès le carrefour Nsimalen, ignorer l'actuel axe routier et emprunter l'autoroute, en passant au-dessus de l'échangeur.

Occasion de préciser que cette autoroute est parallèle à l'actuelle route de l'aéroport. Et se construit lentement mais surement, à l'abri des regards. Selon le maître d'ouvrage, notamment le délégué régional du ministère de l'Habitat et du Développement urbain (Minhdu), « la déviation vers Mbalmayo et le Sud du pays devrait intervenir dans environ un mois et demi.

Mais, pour les usagers de l'aéroport, bien que le raccordement entre l'échangeur et l'autoroute soit bientôt effectif, il faudra encore attendre que l'ensemble du projet soit construit pour que le basculement se fasse ». En réalité, il faut y aller pour le croire. L'autoroute Yaoundé-Nsimalen est résolument en chantier.

Du moins, la partie rase campagne d'environ 11 kilomètres, constituant la phase I du projet autoroutier, du carrefour Nsimalen au carrefour Ahala. Comme tous les mercredis, l'équipe de suivi des travaux, mise sur pied par le Minhdu était sur le terrain le 11 août dernier. Occasion de constater que le planning d'activités est respecté : il y a du bitume sur une bonne distance. Avec une épaisseur impressionnante.

Concrètement, selon les ingénieurs de l'entreprise chinoise, la chaussée est constituée de plusieurs couches notamment la couche de forme, 25 cm d'épaisseur en grave latéritique, déjà posée sur un linéaire de 8 km. Au-dessus, il y a la couche de fondation, également de 25 cm en grave concassé qui est étalée sur près de 7 km. Vient ensuite la couche de base, 16 cm en grave bitume, déjà achevée sur 5,200 km. Il ne reste plus que le béton bitumineux, communément appelé couche de roulement.

C'est le tapis qui assure le confort sur l'autoroute. « Il sera posé sur l'ensemble, afin de garantir le fonctionnement de cette couche et les finitions minutieuses de cette autoroute », précise l'un de nos interlocuteurs. A partir du carrefour Nsimalen, l'on constate que les blocs du terre-plein-central divisent l'autoroute sur trois kilomètres. L'aménagement paysager, avec des revêtements de pierres sont visibles sur les collines de part et d'autre. Pour le profane, on dirait que c'est prêt.

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Quel est l'état d'avancement du projet à cette date ? Il faut d'emblée préciser que le linéaire n'est libéré qu'à 70%. Le reste est encore occupé par les populations qui attendent d'être indemnisées avant de partir.

Donc, sur les 70% disponibles, nous sommes à pratiquement 70% de niveau d'avancement des travaux. La partie terrassement est achevée. Tout ce qui est déblai et remblai est en cours de finition. Le traitement des zones marécageuses est également achevé. Tout ce qui est ouvrages hydrauliques, notamment les dalots sont construits sur les 8,2 km.

Concernant les ouvrages d'art, le pont au niveau de l'échangeur du carrefour Nsimalen est achevé, les fondations du passage supérieur (PS II) au niveau de Ntoun sont faites, de même que celles du PS III. Celles du PS I à Ngoulemakong sont entamées. Bref, une bonne partie du gros œuvre est achevée ou en voie de l'être. On travaille déjà sur l'aménagement paysager à réaliser au niveau des trois échangeurs, Nsimalen, Meyo et Ahala. Qu'en est-il des trois derniers kilomètres encore occupés par les riverains ? Nous ne sommes pas restés les bras croisés. Nous avons commencé à faire ce qui était possible.

Notamment le traitement des marécages à Ahala, point final de la section rase campagne, où se fera le raccordement avec la Route nationale (RN 3) et la section urbaine du projet. Nous avons donc achevé à 80% le traitement de la zone marécageuse d'Ahala.

Mais nous sommes obligés d'attendre la libération des emprises pour continuer les travaux de remblais et de l'aménagement de l'échangeur d'Ahala. Il y a également un ouvrage hydraulique sur le Mfoundi qui sera exécuté. On a déjà achevé les études, et les travaux pourraient démarrer la semaine prochaine par des fondations. Ce sont des travaux qui ne nécessitent pas la libération des emprises parce que les marécages et les cours d'eau sont inhabités.

A propos de la libération des emprises, où en est-on ? Manifestement, l'administration fait tout son possible pour que les travaux avancent. Surtout qu'il faut les achever dans les meilleurs délais, c'est-à-dire avant le Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football, que le Cameroun accueille en 2019. Tout cela est tributaire de la libération des trois kilomètres restants.

C'est essentiellement la zone du Mfoundi, à partir de l'échangeur que nous sommes en train de réaliser dans la localité de Meyo. C'est une section qui nécessite beaucoup de travaux. Avec la volonté de toutes les parties prenantes au projet, nous pensons que la libération des emprises est incessante.

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