19 Août 2017

Cameroun: Michael Stephen Hoza - «Les Camerounais du Grand-Nord ont du respect pour les forces de sécurité»

interview

Quel est l'objectif de votre visite à Maroua ?

Aujourd'hui (15 août 2017, Ndlr), je suis venu visiter Maroua. Je suis venu la première fois il y a trois ans. Nous avons engagé un partenariat contre l'extrémisme violent de Boko Haram. Et nous ne savions pas exactement face à quel ennemi nous avions à faire. En trois ans, nous avons appris jusqu'où le mal, le vice de Boko Haram et les dégâts qu'il peut faire à la société. Heureusement, le gouvernement camerounais et le gouvernement américain ont trouvé un partenariat dans cette lutte contre Boko Haram. Nous avons des intérêts communs et des valeurs communes. Et cela est important. En trois ans, nous avons vu le professionnalisme des forces de défense camerounaises dans la lutte contre Boko Haram.

Elles ont premièrement, particulièrement protégé les populations civiles. Et en deuxième position, ils ont défait Boko Haram et les ont chassés hors des frontières camerounaises. Elles ont travaillé étroitement avec leurs voisins du Tchad, du Niger et du Nigeria pour éradiquer Boko Haram. J'aurai voulu rester voir la fin de cette lutte, mais je sais que dans les trois dernières années, ensemble, nous avons fait de bonnes choses.

Je suis très fier des forces de défense camerounaises pour ce qu'elles ont fait dans la lutte contre Boko Haram. Je suis très fier des populations de l'Extrême-Nord qui sont restées stoïques devant l'agression de Boko Haram. Mon seul regret est le prix très élevé que le Cameroun a payé en termes de morts et blessés dans cette lutte longue contre Boko Haram. Le nombre de familles affectées avec les pertes des parents, fils, maris, des blessés qui affectent presque toutes les familles. Nous saluons le sacrifice des forces de défense et des populations qui ont beaucoup souffert des affres de Boko Haram. Nous pensons que de ce partenariat résultera la fin de Boko Haram et la restauration de la paix dans le bassin du Lac-Tchad. Et on espère un avenir radieux et de prospérité pour tous les jeunes camerounais dans cette région.

Que peut attendre le Cameroun, particulièrement les populations de la région de l'Extrême-Nord, du gouvernement américain dans le cadre de la guerre contre Boko Haram ?

En trois ans, nous avons fait beaucoup dans le cadre de notre partenariat. Nous avons demandé aux forces de défense camerounaises ce qu'elles veulent et nous avons répondu. Il y a eu de la formation et des équipements. Il y a des Américains qui sont venus au Cameroun à l'invitation du gouvernement pour travailler main dans la main avec les forces de défense. Nous sommes très fiers pour cela, et nous comptons continuer jusqu'à atteindre notre objectif d'éradiquer l'extrémisme violent.

Au moment où vous vous apprêtez à quitter le Cameroun, êtes-vous confiant que les forces de défense camerounaises que vous laissez derrière ont tous les moyens nécessaires pour venir à bout de Boko Haram ?

Les forces de sécurité camerounaises sont vraiment professionnelles. Dans ces derniers trois ans, elles nous ont beaucoup appris sur leur ennemi Boko Haram. L'efficacité des forces de sécurité camerounaise a vraiment augmenté par le courage et l'expertise des soldats. Mais aussi avec les équipements qui arrivent. Ils sont des soldats du 21e siècle, car ils ont des équipements spéciaux pour la guerre contre la violence extrémiste. Mais le plus important ce que les forces de sécurité camerounaise ont gagné la confiance de la population civile.

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