21 Août 2017

Burkina Faso: Campagne agricole 2017-2018 dans le Sahel - Que le ciel s'ouvre davantage dans la région !

Le ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, accompagné de son staff et des autorités locales, a effectué une sortie de suivi de la campagne agricole 2017-2018 dans la région du Sahel, le jeudi 17 août 2017. Même si la physionomie des plants donne une lueur d'espoir, des poches de sécheresse par endroit menacent de compromettre les efforts des producteurs.

Ferme semencière de Bani. C'est dans cette localité, située à une quarantaine de km de Dori, que le ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo a entamé sa tournée de suivi de la campagne agricole 2017-2018 dans la région du Sahel, le jeudi 17 août 2017.

D'une superficie totale de 30 hectares (ha) dont 27 ha exploités, cette ferme comporte des parcelles de production semencière de sorgho (variétés Sariasso11 et Kapelga de 10 ha), mil (variété Sosat C88 de 11 ha) et niébé (variété Komkalé de 6ha).

Ce sont 54 producteurs dont 27 femmes qui exploitent ces parcelles pour des rendements prévisionnels de 1,1t/ha pour le mil ; 1,4t/ha pour le sorgho et 1,3t/ha pour le niébé. Les productions prévisionnelles sont de 12,1t de mil, 14t de sorgho et 7,8t de niébé.

Du constat, le stress hydrique risque de compromettre ces prévisions. Selon le chargé du Centre semencier de Bani, Issa Amadou Tamboura, les producteurs ne sont pas en retard par rapport à l'année dernière. Cependant, il a déploré les poches de sécheresse dans la zone. « Si la pluie reprend, nous espérons avoir une bonne production.

Nous enregistrons un déficit pluviométrique de près de 60 millimètres par rapport à l'année dernière », a-t-il indiqué. M. Tamboura a relevé des difficultés de cette ferme créée en 1985. Il s'agit, entre autres, des problèmes d'écoulement des produits, le ravinement de la ferme et la vétusté des infrastructures (magasins, aires de séchage, etc.).

« Concernant la mévente de nos produits, cette année nous avons 14t non payées par l'Etat et nous les avons replacées au niveau des producteurs semenciers pour consommation. Si l'on évalue les 14t correspondent à une perte de près de 12 millions de F CFA », a signifié M. Tamboura.

Le président de l'Union départementale des producteurs semenciers de Bani, Hama Yéro Dicko a également regretté la rareté des pluies en ce mois d'août et la mévente des produits du centre. Néanmoins la visite du premier responsable du département en charge de l'agriculture est encourageante pour Saouda Ly, une productrice dans la ferme semencière de Bani.

« Nous saluons les actions du gouvernement relatives aux subventions des intrants agricoles et des semences améliorées », a-t-elle notifié. Après avoir encouragé les producteurs, le ministre s'est rendu au barrage de Bani, réhabilité en 2016 par le partenaire P1-P2RS.

Un paquet technologique agricole en expérimentation

Sa longueur totale est de 277,07 m et la longueur de la digue est de 177,07 m pour une capacité de retenue d'eau de 522 283 m3.

La troisième escale de ce périple a été la parcelle de Boureima Maïga, dans le village de N'Djomga, à une dizaine de km de Dori. Là, le producteur exploite une superficie de 2ha de mil (variétés Sosat C88 et locale).

Il a subdivisé sa parcelle pour expérimenter la technique de zaï avec la semence locale accompagnée de fumure organique, celle de zaï avec la semence améliorée accompagnée de fumure organique et une autre parcelle sans la technique de zaï.

Les plants sont au stade d'épiaison pour la parcelle de zaï associée à la semence améliorée et de montaison pour la parcelle de variété locale sans la technique de zaï. Ce, malgré le stress hydrique constaté dans ce champ.

Le producteur dit compter surtout sur la clémence du ciel pour espérer de bonnes récoltes. M. Maïga a noté aussi le manque de matériel, la divagation des animaux et s'est inquiété d'une éventuelle invasion des oiseaux. Qu'à cela ne tienne, le ministre en charge de l'agriculture s'est voulu rassurant quant à une issue heureuse de la campagne agricole dans la région du Sahel.

Après un dernier arrêt au Centre de promotion rurale (CPR) de N'Djomga, Jacob Ouédraogo a encouragé les pensionnaires et leurs encadreurs.

Pour lui, au Sahel les producteurs s'attachent à leur métier. Dans l'ensemble, à son avis, les champs se présentent bien. Mais malheureusement, il a constaté un stress hydrique qui est une réalité dans la zone.

Il a félicité les producteurs qui appliquent les paquets technologiques tels le zaï, l'utilisation de la fumure organique et la semence améliorée.

« Notre objectif, c'est d'encourager les producteurs dans ce sens afin d'améliorer la productivité, leur rendement et lutter contre l'insécurité alimentaire », a soutenu M. Ouédraogo.

En ce qui concerne les différentes difficultés relevées sur le terrain, le ministre a promis trouver des solutions idoines. Pour ce qui est du stress hydrique, le ministre propose l'aménagement des bassins de captage d'eau avec un système de pompage des champs en cas de sécheresse. «

Nous faisons déjà des efforts pour accompagner les producteurs dans l'acquisition d'intrants agricoles et des semences améliorées.

Cette année, le gouvernement et ses partenaires ont mis à la disposition des producteurs du Sahel environ 797,15t d'engrais, 128,455t de semences améliorées, 550 charrues, 105 charrettes, 5 semoirs, 35 buteurs, 6 cannes planteuses et 240 animaux de trait », a-t-il mentionné.

Une séance de travail avec les services techniques de la région et les partenaires a mis fin à la tournée du ministre Jacob Ouédraogo dans la région du Sahel.

Burkina Faso

Ouagadougou - La Police de Baskuy démantèle une bande de 7 présumés escrocs

Selon la déclaration des enquêteurs, tout serait parti le 11 septembre dernier suite à une… Plus »

Copyright © 2017 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.