21 Août 2017

Burkina Faso: Mort de Salifou Diallo à Paris - L'agenda de Dieu (de 2020) différent de celui des hommes

Le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi à Paris à l'âge de 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè. Une nouvelle aussi bien triste que brusque.

Il y'avait tout ou bien d'autres choses, sauf la mort, sur l'agenda à court, moyen et même long terme, aussi bien de l'homme que de ses proches . Et pourtant... Une alerte pour tous ces politiciens africains dont l'arrogance et la vantardise du positionnement donnent quelquefois des migraines.

Pour peu, ils imaginent des scénarios dans lesquels, ils ne sont, eux seuls, que le centre, en faisant croire qu'ils le font pour le peuple.

Ou qu'ils répondent à un quelconque appel du peuple. Ils engagent des batailles bien avant l'heure. Ils parient parfois sur la vie des autres, convaincus que les autres vieillissant ne seront plus là.

Le président du parlement burkinabè a été retrouvé mort dans un hôtel de Paris. Il avait 60 ans et personne ne pouvait imaginer que ce politicien souvent jugé controversé quitterait de cette façon la politique et la terre des hommes même s'il avait été terrassé il y'a quelques années par un AVC, dont il donnait l'impression de s'être bien remis pourtant.

Autrefois fidèle parmi les fidèles du Président Blaise Compaoré dont il fut le directeur de cabinet, alors que celui-ci était ministre sous la révolution sankariste (1983-1987), Salif Diallo a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président.

C'est en janvier 2014 qu'il marque définitivement la rupture, après une période de brouille et disgrâce auprès de son mentor, qui l'avait « exilé », dans une ambassade en Europe.

Il fonde avec le président actuel du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré, le MPP dont il était le président depuis mars 2017.

Un parcours politique dont l'homme et ses partisans pouvaient quand même se délecter et rêver pour plus grand en 2025. Il n'aurait alors que 68 ans, après deux mandats pour l'ami et frère Kaboré.

En attendant tout ceci, lui qui n'était que président de l'Assemblée nationale depuis un peu plus d'un an, prévoyait, après ses soins dans un pays du Golfe, juste un repos à Paris et selon certains de ses proches, rentrer ce samedi à Ouaga. Il rentrera, c'est sûr, mais pas, dans les mêmes conditions qu'il avait prévues.

La leçon : aussi fort, qu'on puisse être, personne ne peut prévoir, ni en être sûr, ce qui se passera dans le temps. Il devrait apparaître donc clair pour les politiques ivoiriens, notamment, qui ne laissent personne dormir en ce moment parce qu'ils sont ou seront candidats en 2020, que l'année 2020, c'est dans 3 ans. Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là. En plus, seul Dieu décide!

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