21 Août 2017

Cameroun: Le climat politique à nouveau tendu

Les autorités mettent en garde contre toute manifestation suite à l'appel à l'insurrection lancé par l'opposant Jean Ping.

L' atmosphère est de nouveau délétère au Gabon après la dernière sortie de l'opposant Jean Ping qui continue de contester la réélection le 27 août 2016 d'Ali Bongo Ondimba. Dans un message diffusé jeudi dernier sur les réseaux sociaux et par certains médias privés, le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle demande aux Gabonais «de se lever comme un seul homme, pour marquer solennellement, son arrivée au pouvoir». «A partir de ce jour, je ne vous retiens plus. Dans cet esprit, je vous enjoins d'organiser, dès aujourd'hui et sans limite, jusqu'au départ des putschistes, toute manifestation civique conforme aux droits à la libre expression, à la liberté de manifester, et aux droits fondamentaux prescrits par la Constitution», a lancé l'ancien président de la Commission de l'Union africaine.

Un appel qui vient prendre à contrepied le message délivré mercredi par le président de la République dans le cadre du 57e anniversaire de l'indépendance du Gabon. Au cours de cette adresse à la nation, Ali Bongo Ondimba invitait ses compatriotes à un sursaut patriotique. «Il nous faut pour ce faire, extirper de notre inconscient collectif cette attitude malsaine, qu'on appelle la haine de soi.

Cette haine de soi qui voit certains Gabonais se réjouir du malheur d'autres Gabonais. Cette haine de soi qui voit une autre frange de Gabonais danser après une défaite de notre équipe nationale», a-t-il lancé. Suite à l'appel de M. Ping, le gouvernement gabonais ne s'est pas fait prier pour réagir à la menace.

Dans une déclaration faite samedi dernier, le ministre de l'Intérieur, Lambert-Noël Matha, a condamné la démarche de Jean Ping et prévenu quiconque tenterait de «défier l'autorité de l'Etat, en posant ou en perpétrant tout acte répréhensible». Pour parer à toute éventualité, des forces de défense et de police gabonaise ont d'ores et déjà été déployées sur différents points et autres bâtiments stratégiques de Libreville. De même que la résidence de l'opposant a été placée sous surveillance.

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