21 Août 2017

Cameroun: Haro sur le désordre

On croyait que le temps et le bon sens finiraient par calmer les ardeurs et les ambitions de certains acteurs politiques gabonais.

Que nenni. Le chef de file de l'opposition, Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle d'août 2016 n'en démord pas. Il veut toujours le fauteuil d'Ali Bongo Ondimba, pourtant officiellement réélu. Depuis près d'un an, il le clame à hue et à dia, sans que cela n'empêche, le président reconnu par les institutions gabonaises d'exercer son pouvoir. Ereintés par des querelles politiques sans fin et préoccupés par leurs difficultés économiques, les Gabonais ont alors cru qu'enfin, l'ancien président de la Commission de l'Union africaine avait fini par entendre raison.

Qu'il était prêt à dialoguer avec les autorités légitimes gabonaises pour décrisper le climat délétère qui enveloppe le pays. Hélas, il n'en était rien. Au contraire, quelques jours après ses propos flous, Jean Ping a enfin précisé sa pensée.

Il a tout simplement appelé les Gabonais à la désobéissance civile pour « chasser» le président Bongo et l'installer au pouvoir. La démarche de Ping ne manque pas d'interpeller. Comment un « vétéran» de la politique de son niveau peut-il se laisser aller à de tels excès? Si d'aventure quelques-uns de ses partisans le suivent dans sa logique, le Gabon pourrait bien plonger dans un désordre dont il n'a pas besoin et dont personne ne peut mesurer les conséquences. Faut-il par ailleurs rappeler à Jean Ping que la présidentielle s'est déroulée il y a un an ? Que le contentieux électoral a été vidé et qu'Ali Bongo Ondimba a été déclaré officiellement vainqueur?

Davantage, le président gabonais a tendu la main à l'opposition pour discuter sans tabous, mais dans un cadre républicain. Les appels à la désobéissance civile, voire à l'insurrection sont dès lors une faute politique grave. Et le gouvernement gabonais a déjà appelé au « ressaisissement » de ceux qui « tenteraient de définir l'autorité de l'Etat ». Ce serait faire preuve de bon sens. Toute autre attitude ne serait qu'une entreprise dangereuse à l'issue incertaine.

Cameroun

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