21 Août 2017

Sénégal: Avancée de la mer dans la langue de Barbarie - Le pan du mur de protection s'effondre

Ce week-end, la mer a encore fait des victimes à Santhiaba dans la région de Saint-Louis, avec comme conséquence le relogement dedizaines de familles. En effet, le mur de protection qui jusque-là permettait aux populations d'avoir du répit s'est affaissé, laissant la mer détruire des maisons. Une situation qui prévaut pratiquement dans la Langue de Barbarie.

Du fait des conséquences désastreuses engendrées par le dernier raz-de-marée qui s'est produit ce week-end dans la capitale du Nord, des dizaines de familles de pêcheurs sinistrées de Santhiaba, Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie se sont retrouvées dans la rue. D'autres, plus pragmatiques et chanceuses, ont pu trouver refuge dans certaines écoles primaires.

En effet, à Santhiaba, localité la plus touchée, même certains abris de fortune faits de branches d'arbres et de typha (Barakh en ouolof) dressés sur la plage par les vieux pêcheurs n'ont pas résisté à la furie des vagues.

Un pan important du mur de protection de la Langue de Barbarie a finalement cédé sous la pression de cette forte houle qui n'a rien laissé sur son passage.

Ces nombreuses familles sinistrées de Santhiaba ont été réinstallées dans les établissements. Et ces derniers demandent encore aux pouvoirs publics d'accélérer le démarrage des travaux d'installation des brise-lames, sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie.

Pour apaiser les sinistrés, les autorités municipales et le chef du service régional de l'environnement El Hadj Boubacar Dia se sont récemment adressés à la presse pour annoncer le démarrage imminent de ces travaux dans un délai de deux mois.

Le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, qui a rendu visite aux sinistrés, a annoncé le démarrage des travaux de la digue de protection.

Il s'est aussi rendu dans les établissements où sont logés 73 ménages pour s'enquérir de leur situation.

Il a d'ailleurs remis à ces derniers des appuis en denrées alimentaires (huile, riz) et des enveloppes de 50 000 francs en attendant le soutien de l'Etat. Pour Mansour Faye, l'Etat va puiser dans le fonds de calamité pour aider les populations de la Langue de Barbarie.

Cependant, il précise que des solutions immédiates n'existaient pas pour le moment. Mais « l'Etat est en train d'accélérer les travaux de la digue de protection et déjà la société qui a en charge ce chantier a installé sa base à Saint-Louis », renseigne-t-il.

Il a rassuré sur le démarrage des travaux qui est prévu dans quelques jours. Mansour Faye a rappelé que Saint-Louis est menacée avec l'avancée de la mer et c'est ce qui justifie souvent les mesures qui sont prises et dont certaines sont à l'étude afin de doter la ville d'infrastructures structurantes.

A l'en croire, une partie du mur de protection qui a été installé depuis le temps des colons a cédé et l'Etat fera le nécessaire pour le réhabiliter.

S'agissant des questions de relogement des populations sinistrées, le maire a avoué que les autorités administratives sont en train d'y travailler, afin que les populations quittent les zones critiques et soient amenées dans des lieux plus commodes. Dans trois quartiers de la Langue de Barbarie, plus 210 familles sont attristées par ce phénomène.

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