21 Août 2017

Congo-Brazzaville: Jean-Jacques Pambou - « Les Congolais de la diaspora sont outillés pour donner une nouvelle impulsion au développement du pays »

interview

Résident en France depuis une vingtaine d'années, Jean-Jacques Pambou séjourne au pays depuis quelques jours, après avoir pris part aux festivités du 15 août. Dans cette interview exclusive accordée au quotidien "Les Dépêches de Brazzaville", cet économiste de formation, chef de projet et responsable marketing dans une société française, livre ses impressions sur le message du chef de l'Etat.

Il réclame par ailleurs que les Congolais de la diaspora soient directement impliqués dans les instances de prise de décisions afin de contribuer également à l'avancement du pays.

 Vous aviez suivi le message du chef de l'Etat à la nation, quelle lecture faites-vous , en tant qu'économiste et Congolais de la diaspora ?

La première lecture que j'ai faite, c'est que je partage la vision réaliste du chef de l'Etat. Une vérité qu'il a dit aux Congolais pour les mettre au parfum des difficultés économiques et financières que traverse le pays, c'est qu' il doit les surmonter.

Mais comme il l'a dit, le président de la République va mettre en place un gouvernement d'actions et de combat qui serait prêt à retrousser les manches en vue de sortir le Congo de cette crise. C'est ainsi qu'il a appelé les Congolais à être plus optimistes et sereins, en affirmant que la situation n'est pas insurmontable.

Je suis convaincu que cette fois-ci pour atteindre cet objectif, le chef de l'Etat fera le choix des cadres compétents, capables de lui prêter main-forte pour surmonter ces obstacles. Et, pour relever ce défi, il a tout le soutien des Congolais de la diaspora.

La diaspora congolaise regorge-t-elle des cadres aussi compétents, capables d'accompagner le chef de l'Etat à sortir le Congo de l'ornière ?

Bien sûr que oui. Je fais partie de ceux-là qui pensent que la diaspora regorge des ressources nécessaires et des cadres expérimentés, prêts à donner une nouvelle impulsion afin que le chef de l'Etat poursuive l'œuvre qu'il a amorcée.

La diaspora congolaise est divisée en deux. Il y a celle qui nie et rejette en bloc toutes les avancées accomplies par le gouvernement.

Ce sont des gens qui représentent carrément l'opposition. Par contre, il y a une diaspora très réservée, optimiste, qui apprécie quand les choses sont bien faites. Pour ceux-là, il suffit seulement de responsabiliser l'un deux, pour qu'ils se mettent en branle pour accompagner l'œuvre de développement en cours.

Sauf si l'on ne le reconnait pas par mauvaise foi, sinon le pays avance, tous nous en sommes témoins. Nous sommes donc aptes à soutenir le président Denis Sassou N'Guesso dans cette dynamique afin que ces avancées enregistrées soient encore plus diversifiées.

C'est pour cela que je souhaite à ce que les dignes fils de ce pays, qui sont nantis de l'expérience occidentale et de l'administration française, comme nous, soient directement impliqués afin d' apporter tout le savoir-faire au profit du pays.

Ces derniers temps, la diaspora de France est considérée comme des frondeurs, des gangsters qui brûlent les ambassades et qui brutalisent les autorités de passage à Paris. Pensez-vous avoir pris réellement conscience pour accompagner le développement du pays ?

Sincèrement. La meilleure façon de faire à ce que les Congolais de la diaspora se sentent réellement concernés par les efforts consentis par le président de la République, c'est de placer au gouvernement un des leurs, qui les représenterait valablement.

Seulement, ce cadre doit être quelqu'un de dynamique, un rassembleur capable d'établir une passerelle entre eux et le pays, pour accentuer les efforts fournis par le président de la République. En le faisant, je pense qu'ils seront plus confiants et se sentiront directement concernés.

Le fait qu'ils ne participent jamais aux différentes élections, crée en eux une certaine frustration et les rend agressifs.

Pensez-vous que la diaspora de France dispose des cadres outillés pour accompagner le chef de l'Etat ?

Absolument. Beaucoup de Congolais de la diaspora sont outillés, travaillent dans les grandes sociétés françaises et gagnent parfois de gros salaires. Mais étant patriotes, nous pensons que sa terre natale reste quelque chose de fondamental.

Quand nous revenons au pays, nous avons le sentiment d'être libres et fiers. J'ai toujours lancé un appel à tous ceux qui ont déjà acquis de l'expérience de venir soutenir le chef de l'Etat afin que l'économie congolaise retrouve ses lettres de noblesse.

Arrivé au pays, avez-vous constaté un changement, contrairement à ce que nous observons sur les réseaux sociaux où le pays est caricaturé et diabolisé ?

Franchement, le changement est tangible et palpable. Je crois que, même ceux qui ne sont plus revenus au pays depuis 10 ou 20 ans, ne reconnaitront plus le Congo le jour où ils seront ici. Je ne parle même pas de Brazzaville, plutôt du Congo. Ce ne sont pas des mots, ce sont des faits réels, beaucoup de choses ont été faites.

Moi personnellement, en toute humilité, en raison de ce que j'ai vu, je me suis rendu compte que le président de la République bénéficie toujours de la popularité. Le peuple congolais attend donc un nouveau souffle de sa part, pour qu'il reprenne confiance.

Quel message envoyez-vous à vos collègues de la diaspora ?

Je leur demande de rester sereins. Comme a dit le chef de l'Etat, la situation n'est pas insurmontable. Qu'ils viennent en masse soutenir les efforts déjà amorcés, pour qu'on ne parle plus des Congolais pessimistes, mais plutôt des optimistes.

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