22 Août 2017

Cameroun: Ebolowa - Le secteur des mototaxis sort du maquis

Le bureau régional du Synamotac a été récemment installé, avec pour mission de mettre fin à l'anarchie. Après plusieurs années d'anarchie et d'incivisme, le bureau exécutif du Syndicat national des mototaxis (Synamotac) a enfin décidé de rétablir l'ordre dans ce secteur.

Le 11 août dernier, sous la houlette de René Ntonéfor K. Nguimo, le bureau régional de ce syndicat, conduit par Edouard Essama Amougou, a officiellement été installé à Ebolowa. Il s'agit d'un nouveau départ après plusieurs expériences foireuses. Car, avant l'avènement du syndicat, tous les efforts d'assainissement de cette profession se sont soldés par des échecs.

La sortie de l'informel ainsi orchestrée devrait aboutir à l'épuration totale de ce secteur névralgique du transport urbain, dont la majorité des acteurs évoluent en marge de la réglementation. «Il n'est plus question que sous pré- texte que le secteur est né dans l'informel, des aventuriers infiltrent nos rangs du jour au lendemain et décident d'évoluer au mépris des lois de la République», dénonce le chief Ntonéfor.

Le bureau nouvellement installé a donc du pain sur la planche. En plus de ses missions traditionnelles de protection et de défense de la corporation, son premier challenge consistera à identifier et enregistrer systématiquement les conducteurs dans les mairies d'arrondissement pour attribution des numéros de chasuble.

La lutte contre l'insécurité et le désordre urbain, des accidents de la circulation et des surcharges ne sont pas en reste dans le chapelet des problèmes auxquels doit faire face la bande à Essama Amougou. Une tâche qui s'annonce ardue dans une ville qui compte à ce jour près de 3000 engins à deux roues.

C'est fort de ce constat que la collaboration avec les différentes administrations en charge de ce secteur d'activités et des autorités locales a été prescrite à la nouvelle équipe. «Dénoncez et présentez aux autorités tous les aventuriers qui se réfugient dans la profession pour ternir notre image», recommande le président national.

Aux conducteurs et propriétaires de motos, la hiérarchie du Synamotac exige en plus de l'identification, le port systématique de la chasuble, d'un casque et des chaussures fermées pendant le travail ; l'obtention d'un permis de conduire catégorie A et la peinture des motos en jaune.

Cameroun

Déclaration de la COMICODI sur l'Affaire de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature

Ces communiqués qui sont relatifs à l'admissibilité aux épreuves orales à l'issue des… Plus »

Copyright © 2017 Camer.be. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.